Les Etats-Unis se préparent à subir la contrainte carbone

Le 02 janvier 2007 par Enerpresse
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Le changement climatique sera l’un des grands sujets de l’année qui débute.

Dans quelques semaines, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) rendra publique la première partie de son quatrième rapport d'évaluation. Dans l'Union européenne, Bruxelles continuera de batailler pour rendre plus «climatiquement corrects» les projets de plans nationaux d'allocation de quotas de CO2 pour la période 2008-2012 (Pnaq 2). En France, le sujet pourrait même faire son entrée dans le débat présidentiel. Bref, le climat est un peu partout en passe d'être élevé au rang de sujet de société en attendant d'être au coeur d'un projet de société. Même aux Etats-Unis…

En 2006, le plus grand émetteur de gaz carbonique du monde a connu une importante actualité climatique qui devrait connaître des développements au cours des prochains mois. En effet, 7 Etats ont poursuivi la mise en place de la Regional greenhouse gas initiative qui doit encadrer, dès 2009, les émissions de CO2 de l'industrie de la Nouvelle-Angleterre. Sur la côte pacifique, la Californie a voté, fin août, une loi qui obligera les industriels à réduire leurs émissions de 25% d'ici 2020. Mieux, le «golden state» devrait probablement collaborer avec les Etats de la côte Est pour constituer un marché unique des quotas d'émissions de dioxyde de carbone. Bref, le contexte se précise. Et bien que n'ayant pas ratifié le protocole de Kyoto, les Etats-Unis se préparent à en suivre, grosso modo, les règles. Ce qui n'a pas échappé aux «créateurs de valeur». La banque d'affaires Morgan Stanley prévoit, dans les 5 ans à venir, d'investir 3 milliards de dollars dans le commerce de quotas.

GE energy financial services, quant à lui, investit dans quelques projets de valorisation du biogaz de mines et de décharges, avec la ferme intention de prendre une position dominante sur ce marché émergent mais prometteur. Après avoir suivi l'ETS et son pendant japonais, d'autres compagnies et institutions s'intéressent à l'échange de permis. Pas moins de 225 entreprises ont rejoint le CCX, la bourse du CO2 de Chicago. Ce qui les oblige à réduire volontairement de 6% leurs émissions d'ici 2010. Un objectif presque comparable à celui que Bruxelles souhaite imposer à l'industrie européenne pour 2012.




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