Les états d’âme de la stratégie énergétique anglaise

Le 03 juin 2005 par Enerpresse
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Le jour même où Ofgem publie le rapport annuel du gestionnaire des réseaux d’électricité et de gaz britannique, NGT, le très attendu document du Council for Science and Technology (CST)sur l’avenir énergétique du Royaume- Uni est lui aussi paru.

Le régulateur du secteur énergétique britannique signale que le document de NGT pour 2005-2006 démontre que la sécurité d'approvisionnement est garantie à ce terme. Même si l'hiver est l'un des deux plus rudes du siècle, le pays, en passant du gaz (dont les livraisons seront à restreindre) à d'autres moyens de production de courant (plus polluants) devrait demeurer à flot énergétiquement.

En revanche, la stratégie présentée par l'organisme mené parDavid King est bienmoins optimiste à plus long terme. Le conseiller scientifique du Premier ministre, qui a déjà à plusieurs reprises souligné la nécessité de maintenir ouverte l'option nucléaire, dresse en effet un constat peu engageant du système électrique britannique... Et insiste sur le peu de chances de parvenir à remplir les objectifs climatiques du Royaume en conservant les tendances actuelles. Rappelant que l'alimentation en courant du pays repose sur des infrastructures construites entre les années 1940 et 1960, et face aux profonds changements de sources d'énergie survenus dans les dernières décennies, le CST appelle à une «adaptation et à un renouvellement en profondeur» des infrastructures et des réseaux.

Mais, comme préalable, pour le CST, toute stratégie énergétique devra d'abord s'attacher à «booster» la R&D dans le secteur. Les budgets sur les 15 dernières années ont été divisés par 10, même côté État, les investissements de Londres en la matières représentant aujourd'hui à peine 10% de ceux de la France. En outre, il faut à nouveau regarder du côté des grandes moyens de production de courant, seul façon de remplir les objectifs de réduction des émissions de CO2 prônées par Tony Blair pour 2020, insiste le think-tank. Si ce n'est une critique de la libéralisation du marché, cela y ressemble beaucoup... Enfin, il faut faire jouer à l'État un rôle moteur en matière stratégique, puisque la cause principale de ce constat réside dans une vision à court terme des industriels. Sans oublier qu'une stratégie low-carbonet renouvelable est coûteuse. Pour être viable, elle implique donc une participation dans des programmes internationaux.




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