Les espaces verts bons pour la santé

Le 17 août 2007 par Claire Avignon
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Une très sérieuse étude montre l’intérêt pour les élus locaux de multiplier les jardins publics aux effets sanitaires de plus en plus certains. Toutefois, la règle n’est pas directement applicable pour les personnes les plus pauvres.

En Angleterre, une plus grande proportion d'espaces verts est associée à une meilleure santé. C'est la conclusion à laquelle aboutissent deux chercheurs de l'université d'Edinbourg dans un article publié dans le numéro d'août de la revue Journal of epidemiology and community health. Ces derniers forment l'hypothèse que c'est l'effet visuel agréable ou le contact physique qui expliquent la bonne santé des personnes qui pratiquent les espaces verts.

Tout en confirmant de précédentes études, l'article affine certaines données. En effet, le constat global diffère selon le degré d'urbanisme et le revenu moyen des habitants. Ainsi, l'association n'est pas significative pour les personnes dont le revenu est élevé, qui vivent en banlieue ou en zone rurale. «Une explication possible est que les résidants ont leur propre jardin, les espaces verts municipaux sont donc moins importants pour eux», indiquent les auteurs.

Par ailleurs, une plus grande proportion de jardins publics a été associée avec une moins bonne santé pour les habitants de banlieue au revenu faible. «Des preuves limitées suggèrent que les banlieues où vivent les pauvres peuvent avoir une plus grande part d'espaces verts de mauvaise qualité, c'est-à-dire qui ne sont ni accessibles, ni esthétiques», expliquent les chercheurs qui proposent deux interprétations: «Les bénéfices sanitaires d'espaces verts de qualité médiocre ne sont pas suffisants pour supprimer les problèmes sanitaires de la population; ou bien la pauvre qualité des espaces verts est en fait nuisible à la santé. Mais cette étude ne nous permet pas de savoir si l'une des deux explications est correcte.»

Accroître la quantité d'espaces verts ne peut donc pas, à elle seule, améliorer la santé des habitants.

D'ailleurs, si les pouvoirs publics voulaient vraiment améliorer la santé des citoyens grâce aux paysages, ils devraient plutôt éviter de construire des villes. Une autre étude, hispano-norvégienne et publiée dans la revue Urban forestry & urban greening, montre que les paysages naturels ont un effet bénéfique sur la santé plus net que les paysages urbains. Les travaux de l'équipe européenne précisent également que les paysages agissent sur plusieurs facteurs: à court terme, une récupération plus rapide du stress et des maladies, et à long terme, une amélioration globale de la santé des personnes et de leur bien-être.




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