Les EPR d’EDF toujours à la peine

Le 27 mars 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Olkiluoto 3, en cours de construction.
Olkiluoto 3, en cours de construction.
VLDT

Le gouvernement officialise l’entrée en service, en 2024, du réacteur prototype de Flamanville.

 

Même en cherchant bien, on peinera à lier cette décision à la pandémie. Le Journal officiel du 27 mars publie un décret portant de 13 à 17 ans le délai de mise en service du réacteur EPR de Flamanville. Dit autrement, le prototype du réacteur de nouvelle génération, dont la construction a débuté en 2007, devrait donc démarrer en 2024 et non plus en 2020.

Cette merveille de la coopération franco-allemande devait initialement être livrée en 2012 à EDF.

moins de travailleurs à Hinkley Point C

La malédiction semble frapper tous les avatars européens du dernier-né de Framatome (désormais filiale d’EDF). Outre-Manche, le chantier des deux frères de Flamanville-3 devrait connaître, lui aussi, de sérieux retards. EDF Energy a annoncé, le 24 mars, avoir réduit de la plus de la moitié le nombre de travailleurs sur le site du chantier de la centrale nucléaire de Hinkley Point C (Somerset). «Une réponse à la pandémie de coronavirus», justifie la filiale britannique de l’énergéticien français.

retards à Sizewell C

Avant même que les premiers bétons ne soient coulés, l’autre projet de centrale nucléaire d’EDF au Royaume-Uni connaît lui aussi quelques difficultés. EDF Energy devait déposer sa demande d’autorisation de travaux pour les deux réacteurs EPR de Sizewell C (Suffolk) avant la fin du mois de mars. Toujours en raison de la crise sanitaire, cette demande devrait être repoussée de plusieurs semaines au moins, a indiqué à Reuters, Humphrey Cadoux-Hudson.

La mise en service commercial de l’EPR finlandais d’Olkiluoto (exploité par TVO) est prévue en mars 2021. Avec 12 ans de retard.