Les éphémères, insectes à la vie de plus en plus courte

Le 12 juillet 2018 par Romain Loury
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Les éphémères, à la base de la chaîne alimentaire
Les éphémères, à la base de la chaîne alimentaire

Les éphémères sont en mauvaise posture. Parmi les 142 espèces observées en France, 22% sont en danger d’extinction, du fait de fortes pressions écologiques exercées sur les cours d’eau, selon une analyse publiée mercredi 11 juillet par l’UICN et le MNHN.

 

Ces petits insectes volants doivent leur nom à leur courte durée de vie en tant qu’adulte, de quelques heures à quelques jours. A l’état larvaire (aquatique) comme au stade adulte, leur importance est capitale pour les écosystèmes d’eau douce: se nourrissant de débris végétaux, ils constituent le repas de choix de nombreuses espèces, dont les libellules, les poissons, les oiseaux et les chauves-souris.

31 espèces menacées

Or selon une analyse menée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) en partenariat avec l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), 22% des 142 espèces vivant en France sont en menacées d’extinction, qu’elles soient en danger critique (5 espèces), en danger (10 espèces) ou vulnérables (16 espèces).

«On ne savait pas grand-chose de l’état de conservation de ces insectes, nous partions sans a priori, mais on ne s’attendait pas à des résultats aussi forts», commente Florian Kirchner, chargé du programme espèces à l’UICN, contacté par le JDLE.

Des insectes très sensibles

Parmi les menaces, la modification des cours d’eau (digues, barrages, microcentrales hydroélectriques), l’aménagement des berges, le pompage pour l’irrigation, la pollution chimique (urbaine, agricole) ou encore le réchauffement des eaux. «Les éphémères sont très sensibles à de petites variations chimiques ou de hausse de température», ce qui fait d’eux de bons indicateurs de l’état des cours d’eau, explique Florian Kirchner.

Ils sont donc moins «plastiques» que d’autres insectes vivant près des cours d’eau, tels que les libellules, dont l’UICN estime toutefois que 12% des espèces vivant en France sont menacées. A titre de comparaison, 6% des espèces de papillons observées en France sont jugées menacées.



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