Les épandages aériens sont confirmés en Guadeloupe

Le 30 octobre 2012 par Stéphanie Senet
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Le tribunal administratif a autorisé la reprise de certains épandages aériens
Le tribunal administratif a autorisé la reprise de certains épandages aériens

L’arrêté préfectoral de la Guadeloupe du 15 octobre, autorisant la reprise des épandages aériens de fongicides sur les bananeraies dans 18 des 32 communes (voir JDLE), en dérogation à l’interdiction générale, a été confirmé par le tribunal administratif de Basse-Terre le 29 octobre.

Par ordonnance de référé, les juges ont de nouveau autorisé l’épandage aérien de deux produits fongicides (le Bion 50 wg et le Tilt 250), utilisés sans Banole (une huile issue du pétrole fabriquée par Total) mais potentiellement avec de l’eau, comment l’avait précisé l’arrêté préfectoral.

Le jugement précise que l’épandage des autres produits est conditionné au résultat de l’évaluation du Banole, que mène actuellement l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Le tribunal administratif de Basse-Terre doit encore se prononcer sur le fond d’ici la mi-décembre.

Le 3 octobre dernier, il avait annulé un arrêté préfectoral autorisant l’épandage aérien de 5 fongicides, nécessitant l’ajout de Banole.

Pour France Nature Environnement, le retrait du Banole ne règle pas les problèmes liés à l’épandage aérien puisque les molécules fongicides sont elles-mêmes nocives. L’association cite le conseil départemental de l’Ordre des médecins de Martinique qui a déclaré, le 7 février dernier, que le Tilt, le Sico et le Banole «font apparaître une dangerosité réelle pour la population humaine à un degré variable selon le produit». Selon eux, le Tilt et le Sico ont une «toxicité aigüe», modérée et localisée mais non nulle, et une «toxicité chronique» suspectée qui les ont fait inscrire en classe 3 sur le répertoire des produits cancérigènes. L’instance a donc émis un avis très défavorable sur tout mode de traitement aérien ou terrestre.

L’ONG milite pour le recours à des solutions alternatives -comme l’effeuillage- pour lutter contre la cercosperiose, provoquée par un champignon parasite.

Le 23 juillet dernier, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll avait déclaré vouloir mettre en terme aux épandages aériens de pesticides (voir JDLE).

Le ministre d’Outre-mer, Victorien Lurel, a quant à lui annoncé le 17 octobre qu'un bilan des dérogations à l'interdiction des épandages aériens allait être réalisé d'ici la fin de l'année.



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