Les éoliennes se jettent à l’eau et flottent

Le 04 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un prototype de 20 kW.
Un prototype de 20 kW.
Université du Maine

Quatre ans après les Norvégiens, les Américains viennent d’inaugurer leur première éolienne flottante.

Fruit d’un projet de recherche mené par l’université du Maine et financé par le secrétariat à l’énergie (DOE), VolturnUs a été mise à l’eau, le 31 mai, dans le golfe du Maine. D’une (petite) capacité de 20 kilowatts, la turbine jaune préfigure des modèles beaucoup plus gros. Si les tests dans le Pacifique s’avèrent concluants, ses concepteurs imaginent déjà mettre sur le marché des aérogénérateurs flottants de 6 MW unitaire.

L’éolien flottant représente un marché potentiel important pour l’Oncle Sam. Selon un récent rapport du DOE, 4.000 gigawatts de capacités éoliennes pourraient être installées au large des côtes US: 1.000 fois plus que la puissance offshore mondiale actuelle. Mais tout cela n’est qu’hypothétique. En 2011, les Etats-Unis ne comptaient que 4 MW de puissance éolienne marine. Et les projets de parcs marins dépassent à peine les 3.000 MW, au Texas pour l’essentiel.

Comme en Europe ou en Asie, les éoliennes flottantes américaines ont pour intérêt majeur d’être moins tributaires de la hauteur d’eau que leurs concurrentes posées ou ancrées. Ce qui permet de les installer plus au large, loin des regards, des chenaux de navigation et des zones de pêche. Ces dernières années, plusieurs prototypes ont été jetés dans le grand bain, en Europe.

En 2009, Statoil fut le premier à mettre en service Hywind, au large de Stavanger (Norvège). Montée sur trois piliers flottants, la turbine conçue par Siemens annonce une puissance de 2,3 MW. Le pétrogazier norvégien cherche de nouveaux sites, en Europe et aux Etats-Unis, pour poursuivre ses essais.

Principle Power teste, au large du Portugal, son prototype de WindFloat, une éolienne de 2 MW, conçue en partenariat avec le turbinier Vestas. Ces essais, menés en collaboration avec l’électricien portugais EDP, se déroulent dans la ferme marine expérimentale d’Aguçadoura, bien connue des amateurs du convertisseur d’énergie marine Pelamis.

D’origine néerlandaise, Blue H technologies a mis au point une turbine (bipale) de 80 kW qu’elle a testée, 6 mois durant, au large de Trieste (Italie). Depuis quelques mois, elle teste un modèle de 2 MW.

En France, DCNS, Nass & Wind et Vergnet achèvent les finitions du prototype de Winflo. Ce démonstrateur de 1 MW doit normalement être installé l’an prochain au large du Croisic.



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