Les entreprises repensent leurs déplacements

Le 26 février 2007 par Bérangère Lepetit
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embouteillages
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Mission accomplie pour l'Ademe. Fin 2006, l'objectif des 500 PDE signés a été atteint. Les entreprises commencent à y voir leur intérêt, surtout lorsque les collectivités locales leur donnent un coup de pouce.

PDE comme plans de déplacements d'entreprise: il y a peu, le sigle restait cantonné à un petit cercle d'initiés. Lancés en 2001 et inscrits dans le Plan climat et le Plan national santé-environnement, les PDE, qui visent à privilégier les modes de transports alternatifs à la voiture pour les trajets maison-travail ont mis du temps à acquérir leurs lettres de noblesse. C'est chose faite. Début 2007, l'objectif fixé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) des 500 PDE signés fin 2006 a été atteint. Après des débuts timides, le concept fait des émules, surtout depuis 2005, année où le prix du baril a battu tous les records. «Les entreprises commencent à y voir leur intérêt et l'intérêt de leurs salariés», estime Laurent Lanquart du département de l'organisation et des systèmes de transport de l'Ademe, qui accompagne financièrement un PDE sur trois. «On observe une diminution des PDE alibi, où les entreprises indiquaient la station de métro la plus proche à leurs salariés pour se donner bonne conscience», confirme de son côté Alain Morcheoine, à la direction des transports de l'Ademe.

Au palmarès des PDE, la Picardie ou le Limousin,  avec une seule initiative chacun, font figures de cancres. Bonne première, la Loire-Atlantique, forte du dynamisme de l'agglomération nantaise, peut se targuer d'avoir signé 90 PDE et d'en avoir 63 autres à l'étude. Sur les 270.000 salariés que compte l'agglomération de Nantes, 39.000 sont déjà concernés, comme ceux de la Banque postale ou de l'Hôtel Dieu. La politique volontariste de la communauté urbaine de Nantes, Nantes métropole, y est pour beaucoup. En allant vers les entreprises pour les informer et en leur proposant certaines subventions, comme la prise en charge d'une partie des tarifs d'abonnement aux transports en commun pour les salariés, Nantes métropole a réussi son coup. «Les entreprises prennent à l'hameçon», plaisante Gilles Farges, chargé des plans de mobilité à la communauté urbaine. «L'essentiel, poursuit-il, est que l'entreprise s'approprie cette dimension dans sa politique interne, quelles que soient ses motivations».

Et celles-ci sont souvent financières. «En réduisant les places de parking et en installant des parcs à vélo, les entreprises peuvent faire de sérieuses économies et prennent de l'avance sur leurs concurrentes», remarque Laurent Lanquart. Le prix des carburants ou les problèmes de stationnements à proximité des locaux agissent aussi comme autant de déclics pour les entreprises, et comme autant de déclencheurs de PDE.

«Mais ces plans ne fonctionnent vraiment que si tous les salariés sont impliqués. Ils peuvent agir comme un fort outil de lien social dans l'entreprise», constate-t-il. Lorsque les salariés habitent en dehors de la ville, dans une zone difficilement accessible en transports en commun, le PDE peut par exemple les inciter à opter pour le covoiturage. Pour les plus sportifs, c'est le vélo, moyen qui implique d'installer des douches dans les locaux de l'entreprise. Dans certaines structures, un «animateur PDE» est même chargé de faire vivre le plan en dégageant du temps sur ses heures de travail. Au final: moins de stress et de meilleures conditions de travail.




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