Les entreprises pas si concernées par le développement durable

Le 30 juillet 2010 par Célia Fontaine
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Le ministère de l’Economie a publié le 29 juillet une étude (1) de BVA Opinion qui révèle que plus de la moitié des entreprises françaises ne se sentent pas concernées par les questions de développement durable. Seulement 32% d’entre elles se sont engagées dans la voie « verte ». Faut-il davantage communiquer sur l’intérêt que présente la responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE) ?

Comme le rappelle l’Ademe, la RSE est la démarche qui consiste à rechercher une performance pas uniquement financière, mais aussi sociale et environnementale. Elle permet à l’entreprise d’augmenter ses performances commerciales et financières, de réduire ses risques (juridiques, industriels et économiques), tout en renforçant sa compétitivité.

Malgré ces avantages apparents, 52% des entreprises interrogées ont coché la case « n’a pas l’intention d’investir dans le développement durable », contre 15 % qui ont l’intention de le faire [2].

Ces résultats tranchent avec un sondage réalisé pour la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) en mars 2010, analyse BVA. En effet,  81% des PME déclaraient avoir « intégré dans leur réflexion » le développement durable. «  Il y a donc encore un fossé entre la réflexion et l’investissement », précise l’institut d’opinion.

De fortes disparités par tailles d’entreprises et par secteurs ont été constatées. «  Seules les très petites entreprises (TPE) sont une majorité (56%) à ne pas avoir l’intention d’investir », relève le sondage. Les PME de tailles moyennes (de 50 à 249 salariés) sont déjà plus mobilisées, près de la moitié d’entre elles ayant déjà investi dans le développement durable. «  Les plus grosses entreprises (250 salariés et +) sont proportionnellement un peu moins nombreuse a avoir investi, mais elles sont deux fois plus nombreuses que les PME de taille moyenne à avoir l’intention de le faire ».

Le secteur agricole est celui qui fait le plus d’efforts (48% des entreprises investies), suivi de l’industrie (xx%) et du BTP (28%). Le secteur « commerce et réparation (d’automobiles) » avoue à 64% n’avoir au contraire aucune intention de prendre des mesures en lien avec le développement durable.

«  Cela montre que le développement durable est sans doute pris avant tout dans son acceptation environnementale », le monde agricole par exemple «  étant plus que les autres soumis à des obligations ou à de fortes incitations en la matière (utilisation d’engrais, émission de gaz à effet de serre notamment) ».

Mais il semblerait que la raison pour laquelle les entreprises rechignent à s’investir tiendrait davantage à des raisons économiques, nous a confié Steeve Flanet, chargé d’étude de l’institut BVA. «  Parmi les entreprises contactées, certaines ont spontanément indiqué qu’elles n’avaient pas les moyens de mettre de l’argent dans une démarche qu’elles ne dénigrent pas pour autant », précise-t-il.



(1) Télécharger l'étude

(2) Le sondage a été effectué à la demande du ministère de l’Economie et s’est déroulé du 26 mai au 10 juin 2010 sur un échantillon national représentatif de 701 chefs d’entreprise, DRH et membres du comité de direction.



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