Les entreprises ne jouent pas le jeu du reporting énergie

Le 27 janvier 2005 par Claire Avignon
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Une étude sur le reporting en matière de maîtrise d'énergie et des énergies renouvelables des entreprises du CAC 40 vient d'être publiée. Le cadre réglementaire relativement flou n'incite pas les entreprises françaises a atteindre un niveau d'information satisfaisant.

Les entreprises analysées font partie de quatre domaines distincts: les industries grandes consommatrices d'énergie - dont Arcelor et Saint-Gobain -, les autres industries - dont PSA et L'Oréal -, le tertiaire capitalistique - dont Carrefour et France Télécom - et les autres services dont Axa et TF1. Ont été exclues de l'étude les quatre entreprises qui sont productrices d'énergie et non consommatrices. Il s'agit d'Air Liquide, Total, Suez et Veolia environnement. L'étude, réalisée par une filiale de la Caisse des Dépôts, rappelle que le décret d'application de l'article 116 de la loi sur les nouvelles régulation économiques (NRE) demandent aux sociétés de fournir «la consommation de ressources en eau, matières premières et énergie avec, le cas échéant, les mesures prises pour améliorer l'efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.» Selon Olivier Muller, responsable des activités liées au changement climatique chez Pricewaterhousecoopers, «la loi NRE structure le reporting en France. Les entreprises du CAC 40 ont en outre souvent une activité internationale. A cette échelle, elles doivent aussi mettre en place un reporting énergétique afin d'être en accord avec d'autres facteurs, comme la directive CO2.»

Seules 15 des 36 entreprises étudiées fournissent un niveau d'information supérieur à 50%. Le reporting doit porter sur la consommation énergétique annuelle, l'approvisionnement en énergies renouvelables (ENR), la stratégie de l'entreprise en matière d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES). 11 entreprises donnent une information complète concernant la consommation énergétique, 8 sur les ENR, 2 sur la stratégie et 20 sur les GES. Dans les entreprises grandes consommatrices d'énergie (secteurs de la chimie, de la sidérurgie, du carton, du papier, du ciment), seul Lafarge obtient un niveau global satisfaisant. L'entreprise de matériaux de construction détaille chaque année sa consommation énergétique annuelle, son utilisation d'énergie renouvelable (biomasse), et ses émissions de GES. En revanche, Saint-Gobain, Vinci, Arcelor ne donnent que des informations incomplètes dans ces domaines et Bouygues ne traite pas du tout le reporting en énergie. Le secteur "autres industries" est le plus performant avec 8 entreprises avec un niveau de reporting satisfaisant: ST Microelectronics, qui selon le rapport, «aborde l'enjeu de l'énergie comme levier d'actions sur ses émissions de CO2 et présente une gestion de l'énergie appropriée à ses métiers», PSA, Renault, Michelin, LVMH, Danone, Schneider electric, et Alcatel.

«Le reporting environnemental est supposé être lu par les investisseurs et les actionnaires dans une optique de transparence. Cela permet de faire découvrir une entreprise à toutes les parties prenantes car c'est beaucoup plus accessible qu'un rapport financier», explique Olivier Muller qui estime que le reporting devrait encore s'améliorer les prochaines années.




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