Les entreprises de moins de 50 salariés peinent à faire de la prévention

Le 03 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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L’Institut national de recherche et de sécurité (Inrs) et l'Institut LH2 ont publié en avril dernier les résultats d'une enquête sur la santé et la sécurité dans les entreprises de moins de 50 salariés. Ils montrent notamment que ces entreprises ont connaissance des risques professionnels liés à leur activité mais qu'elles rencontrent des difficultés pour s'engager dans une démarche de prévention.

Les résultats de cette enquête montrent des niveaux de préoccupation très variables selon la taille des entreprises. Dans les établissements de 10 à 50 salariés, 46 % des chefs d’entreprise déclarent avoir un document unique d’évaluation des risques professionnels à jour et avoir mis en œuvre des actions de prévention.
 
Cependant, 11 % des employeurs considèrent que leur activité ne présente pas de risques pour leurs salariés et ne voient pas l’intérêt du document unique. La situation est encore plus préoccupante dans les très petites entreprises (moins de 10 salariés) : 34 % des chefs d’entreprise ne se considèrent pas concernés par la prévention des risques professionnels.
 
D’une façon générale, les risques psychosociaux (19 %), les accidents (14 %) et les risques chimiques (12 %) sont considérés comme les principales menaces pour la santé des salariés français. Mais interrogés sur les risques présents dans leur établissement, les chefs d’entreprise citent en priorité le risque routier (18 %), les risques liés à l’activité physique (15 %) et les risques de chutes.
En cas de problème, les services de santé au travail constituent des interlocuteurs privilégiés pour les entreprises (39 % pour les entreprises de 1 à 9 salariés et 48 % pour les 10-50). Les organisations professionnelles apparaissent en seconde position (13 % pour les 1-9 et 16 % pour les 10-50). Les travailleurs indépendants, quant à eux, se tournent plutôt vers leur médecin traitant (21 %).
 
Les services de santé au travail sont également les interlocuteurs auxquels les chefs d’entreprise font le plus confiance (environ 60 %) devant les organismes de prévention (environ 40 %) et les organisations professionnelles (environ 30 %). On note également que 38 % des entreprises de 1 à 9 salariés et 70 % de celles de 10 à 50 salariés déclarent avoir reçu la visite de leur service de santé au travail au cours de deux dernières années.
 
Enfin, dans les entreprises de 10 à 50 salariés, seules 30 % ont un ou des délégués du personnel (41 % dans l’industrie, 25 % dans le commerce). Lorsqu’ils sont présents, ces délégués du personnel sont généralement associés à la rédaction du document unique (66 %). La présence de délégués du personnel est corrélée avec une mise en place plus importante de mesures de prévention et un taux de visite plus important de la part des interlocuteurs extérieurs comme les services de santé au travail (+ 7 %) et les organismes de prévention (+ 10 %).
 
L’enquête propose enfin quelques recommandations comme par exemple, « la nécessité de développer des approches par secteur d’activité et par métier afin d’aborder la prévention dans le cadre de leur pratique professionnelle spécifique » ou «  l’utilisation comme point d’appui de l’obligation réglementaire de constitution d’un document unique d’évaluation des risques professionnels ».


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