Les EnR qui intéressent les entreprises

Le 03 décembre 2004 par Claire Avignon
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L’Association technique énergie-environnement (ATEE), soutenue par l’Ademe, EDF et GDF, a organisé jeudi au salon Pollutec une conférence sur le thème "Et pourquoi pas des énergies renouvelables dans votre entreprise?"

Trois filières énergétiques apparaissent particulièrement intéressantes selon Christophe Jurczak, chef du bureau des énergies renouvelables, au ministère chargé de l’industrie: la biomasse, le biogaz et le solaire thermique. «Le domaine de la biomasse est assez complexe, explique le représentant de la Direction générale de l’énergie et des matières premières du ministère chargé de l’industrie. Les industriels doivent faire face à des ressources variées (végétaux secs, déchets) et des risques de conflit d’usage. Ils doivent donc développer une véritable stratégie d’approvisionnement.»
D’ailleurs, Christophe Jurczak a reconnu que l’appel d’offre pour les unités de biomasse d’une capacité supérieure à 12 mégawatts (MW) a rencontré peu de succès. Les dossiers ont été remis le 19 juillet 2004 et les résultats devraient être publiés sous peu. Mais les 200 MW de biomasse à fournir ne seraient pas atteints. Le biogaz a semble-t-il connu plus de succès. Mais, là encore, le sujet reste complexe. Il ne s’agit pas de réfléchir seulement en termes énergétiques puisqu’il faut prendre en compte la problématique des déchets. Cependant Christophe Jurczak estime que la biomasse et le biogaz pourraient être fortement développés les prochaines années par les industriels.
L’ATEE soutient également le solaire thermique. Fatima Berral, responsable commercial de Total énergie, détenue à 70 % par Totalfinaelf et EDF, a souligné que le prix de rachat du kilowatt-heure (15 centimes d'euros du kWh) constituait un frein au développement du photovoltaïque chez les particuliers en France: «Le développement de cette énergie passera très probablement par les collectivités et le tertiaire». Le solaire thermique, en revanche, progresse dans l’hexagone, et les entreprises peuvent contribuer à le soutenir. PDG du bureau d’études Techsol, André Joffre estime que la baisse des prix, qui permettra de suspendre les subventions de l’Ademe, doit passer par un élargissement du marché, «même si le secteur résidentiel restera la part la plus importante.»
Actuellement l'aide de l'Ademe s'élève à 350 euros le mètre carré de capteur solaire, pour un coût global (matériel, installation et marge) de 500 à 900 euros. Toutefois, le spécialiste de l’énergie solaire constate encore actuellement une faible motivation des maîtres d’ouvrage. La réglementation thermique 2005 (RT 2005) qui demandera une amélioration de la performance énergétique de 15% devrait permettre de populariser les chauffes-eau solaires dans les bâtiments et peut-être même la climatisation solaire soutenue par l’Agence de l’environnement et de développement de l’énergie (Ademe).


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