Les ENR ne sont plus dans le vent

Le 15 février 2006 par Enerpresse
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Plus on en parle, moins on en fait. Les énergies renouvelables (ENR) ont beau être promises au plus brillant des avenirs, leur présent est difficile.

Selon une étude que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publiée le 14 février, la part des énergies vertes ne cesse de décroître depuis une trentaine d'années. «En 1971, les énergies renouvelables contribuaient à la production de 20% de l'électricité mondiale. En 2003, autour de 15%», estime Piotr Tulej, le responsable de l'unité ENR de l'agence. Pis, pour ce qui est de l'énergie primaire, l'hydraulique, la biomasse et les autres énergies renouvelables ne contribuent qu'à hauteur de 5,5%. De tels résultats peuvent étonner alors que les Etats de l'OCDE ne cessent d'aider le développement de ces sources d'énergies alternatives. «On a consacré beaucoup d'argent aux énergies renouvelables et leur part sur le marché reste toujours très faible», reconnaît Claude Mandil, le directeur exécutif de l'AIE.

Comment expliquer d'aussi mauvaises performances? La première réponse apportée par le rapport «Renewable energy : RD&D priorities» est que les budgets de recherche sur l'énergie ont, d'une façon générale, fondu comme neige au soleil. De 18 milliards de dollars par an, en 1981, le poste est passé à une dizaine de milliards durant toute la décennie 1990 (la France y a consacré 9,8 milliards de dollars durant la période 1985-2002). Les recherches consacrées aux énergies «nouvelles» n'ont pas non plus été épargnées. Après le second choc pétrolier, les pays de l'OCDE consacraient plus de 2 milliards de dollars par an aux ENR. Mais dès la survenue du contre-choc de 1986, les budgets ont été réduits de plus de la moitié (62 millions de dollars pour la France en 2002).

Mais les fardeaux ne sont pas également partagés. Entre 1990 et 2003, les budgets de recherche américain, japonais et allemand sur les ENR représentaient 62% des investissements engagés par les pays membres de l'AIE. Conclusion de l'AIE : il est urgent que les gouvernements financent à nouveau la recherche, le développement et les projets de démonstration; un investissement qui s'avère plus efficace que les subventions, selon l'agence, pour accroître les parts de marché des énergies vertes.




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