Les engrais ne connaissent pas la crise

Le 17 février 2015 par Romain Loury
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+25% entre 2008 et 2018
+25% entre 2008 et 2018
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Entraînant pollutions du sol et de l’eau, la consommation mondiale de fertilisants n’est pas près de ralentir. Elle devrait même s’accroître de 1,8% par an d’ici 2018, particulièrement en Afrique, en Amérique latine et en Inde, prévoit l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Afin de répondre aux besoins d’une population croissante, la production agricole mondiale devra s’accroître de 60% d’ici 2050, prédisait la FAO en 2012. Rien n’est gagné, d’autant que les effets du réchauffement et de la pollution par l’ozone sur les rendements commencent à se faire sentir. Ce qui fait craindre un usage toujours plus intensif d’engrais, au détriment des sols et de l’eau.

Selon le rapport publié lundi 16 février par la FAO, la demande mondiale en fertilisants va fortement grimper dans les prochaines années. Au rythme de 1,8% par an d’ici 2018, elle devrait y atteindre les 200,5 millions de tonnes, soit 25% de plus en 10 ans. C’est pour la potasse que la croissance sera la plus rapide (+2,2% par an), suivie des phosphates (+2,2%) et des nitrates (+1,4%).

Chine, Inde et Brésil en tête

Faible utilisatrice pour l’instant, l’Afrique subsaharienne va voir sa demande exploser, à raison de 4,7% par an d’ici 2018. Plus inquiétant, l’Amérique latine et l’Asie du sud, déjà de gros consommateurs, vont respectivement connaître une hausse annuelle de 3,3% et 2,4%. Pour les trois types d’engrais, la Chine, l’Inde et le Brésil continueront à tirer la demande mondiale.

Alors que l’usage d’engrais augmentera partout dans le monde, seule l’Europe de l’ouest se démarque, avec une croissance nulle d’ici 2018, voire négative pour les nitrates (-0,3% par an), mais faiblement positive pour les phosphates (+0,1%/an) et la potasse (+0,8%/an).

Face à une demande en hausse, la production le sera encore plus, prévoit la FAO. Ce qui n’empêchera pas certains déséquilibres de se renforcer: l’Asie du sud, dont l’Inde, va devenir encore plus dépendante aux importations, pour les trois types de fertilisants. Bien que plus grande productrice d’engrais au monde, l’Asie de l’est, dont la Chine, a des besoins si gigantesques qu’elle continuera à recourir aux importations, sauf pour les phosphates, pour lesquels elle est excédentaire.



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