Les énergies renouvelables se testent à l’outre-mer

Le 13 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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Les territoires d'Outre-mer auraient vocation à être «le laboratoire des énergies renouvelables pour la France et à devenir une vitrine de nouvelles technologies dans ce domaine stratégique», estime le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans un projet d'avis présenté mardi 12 juillet.

«Ce sont des régions en développement où la consommation d'énergie va inévitablement croître par un effet de rattrapage», souligne Jean-Louis Schilansky, président de la section des activités économiques. Il a rappelé que l'Outre-mer est dépendant à 90% des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) importées ce qui rend les économies très vulnérables.
 
«Trouver des nouvelles sources d'énergie (...) n'est pas un sujet exotique mais stratégique», affirme Jean-Louis Schilansky, également président de l'Union française des industries pétrolières.

Pour le président du Cese, Jean-Paul Delevoye, c'est l'opportunité pour l'Outre-mer d'être un laboratoire, certaines expériences menées dans ces territoires pouvant être adaptées à la métropole et diffusées régionalement, servant ainsi à terme de vitrine d'un savoir-faire technologique français.

Dans le cadre de la loi Grenelle 1, les territoires d’Outre-mer se sont vu fixer l'ambitieux objectif de parvenir à l'autonomie énergétique en 2030 avec un stade intermédiaire en 2020 de 30% d'énergies renouvelables dans la consommation pour Mayotte et de 50% pour la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane, souligne Patrick Galenon, rapporteur de ce texte.
 
La Guyane a dépassé cet objectif avec 56% d'énergie renouvelable grâce à l'hydro-électricité, la Réunion est à 34% grâce aussi à l'hydraulique, la valorisation de la biomasse et à l’éolien, et la Guadeloupe est à 30% grâce à la géothermie tandis que la métropole est à 15%, par l'hydraulique essentiellement.
 
Parmi les énergies à développer, le rapporteur cite l'éolien anticyclonique (éoliennes qui se replient en période de cyclones), la géothermie dans les îles volcaniques, la biomasse par la valorisation des déchets de la canne à sucre, les hydroliennes (turbines sous-marines utilisant l'énergie des courants sous-marins, dans les atolls polynésiens).


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