Les énergies marines britanniques boivent la tasse

Le 22 décembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Pelamis, conceptrice du serpent de mer électrique, est mal en point.
Pelamis, conceptrice du serpent de mer électrique, est mal en point.
Pelamis

C’est un comble. Sur le papier (imperméable), les énergies marines sont promises à un bel avenir au large des côtes d’Angleterre, d’Ecosse ou du Pays de Galles. Outre-Manche, les électriciens pourraient mettre en service une cinquantaine de gigawatts d’hydroliennes ou de centrales houlomotrices le long des côtes du royaume d’ici 2050, estime le Carbon Trust. De quoi produire une soixantaine de térawattheures par an: l’équivalent de 22% de la consommation nationale de courant.

Les technologies sont d’ailleurs presque au point. Et les mécanismes de soutien aux installations de taille industrielle également, depuis la dernière réforme du marché de l’électricité. Problème: les producteurs d’engins peinent à financer la construction de leurs prototypes ou de leurs pré-séries. Certains sont d’ailleurs en proie aux pires difficultés financières.

Le 9 décembre, la société Pelamis Wave Power, créatrice du serpent de mer électrique, a été placée sous administration judiciaire. Une semaine auparavant, Aquamarine Power avait annoncé une restructuration prochaine. Sale temps pour l’inventeur de l’«huître houlomotrice».

Mauvaise gestion ou manque soudain d’intérêt pour ces nouvelles sources d’énergies renouvelables. Ni l’un ni l’autre, répond l’Offshore Renewable Energy (ORE) Catapult. Dans un rapport mis en ligne la semaine passée, le regroupement écossais dédié aux énergies marines recommande d’améliorer l’évaluation des performances des nouvelles machines et de renforcer les relations entre investisseurs publics et privés. L’étude d’ORE plaide aussi pour que les autorités publiques prennent davantage à leur charge les coûts de développement.

Coïncidence: le gouvernement écossais vient d’annoncer la création prochaine d’une agence des énergies marines. Cette structure pourrait renforcer les liens existants entre le monde académique et celui de l’entreprise. Et participer au financement de projets de démonstration.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus