Les énergéticiens de la réforme

Le 11 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Ne plus subventionner le déploiement des ENR.
Ne plus subventionner le déploiement des ENR.
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Quatre mois après avoir classé la politique énergétique européenne dans la rubrique des échecs retentissants, Gérard Mestrallet récidive. A quelques heures de l’ouverture, à Paris, du Congrès du gaz, le PDG de GDF Suez a lancé, le 10 septembre, un appel à la réforme du secteur énergétique européen.

Auditionné par les députés européens, avec Paolo Scaroni patron du pétrogazier italien ENI, Gérard Mestrallet a ouvert quelques pistes aboutissant, selon lui, à limiter l’envol des prix de l’énergie, garantir la sécurité d’approvisionnement tout en réduisant le facteur carbone communautaire.

Réformer le financement des ENR

Première action à mener, indique le patron de l’ancien monopole gazier français: modifier radicalement le soutien apporté au développement des énergies renouvelables. En clair, cesser de racheter l’électricité produite par les technologies non matures (traduire par photovoltaïque), «encourager l’intégration dans le marché des nouvelles installations renouvelables dont les technologies sont les plus matures» (comprendre l’éolien terrestre). Enfin, diriger les aides publiques vers la recherche plutôt que vers la production.

Gérard Mestrallet exige aussi l’application de la législation européenne, à commencer par le troisième paquet Energie; histoire de faire sauter quelques verrous protectionnistes. Dans la foulée, il demande aussi une harmonisation des règles nationales ainsi que la mise en œuvre du programme européen de financement de projets d’infrastructures énergétiques. Partisan de la diversification des sources d’approvisionnement en gaz (pour ne plus être l’otage des règlements de compte russes), il recommande une diversification des routes (gazoducs et terminaux méthaniers) et des sources «notamment par la production d’énergie locale». Une autre façon de désigner les… gaz de schiste.

Que faire en 2030?

Bien sûr, tout cela devra se faire dans le respect des engagements climatiques internationaux (actuels et futurs). Raison pour laquelle le patron français demande aux institutions européennes de fixer «aussi rapidement que possible» un objectif «ambitieux mais réaliste de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2030 en tant qu’élément principal de la transformation vers une économie bas-carbone en 2050».



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