Les employés d’IBM auraient un risque de cancer aggravé

Le 27 octobre 2006 par Claire Avignon
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Un nouveau rebondissement vient de se produire concernant IBM, et l’accusation selon laquelle ses travailleurs américains ont un risque de cancer plus important que la population générale.

R. W. Clapp, chercheur américain de l'université de Boston, vient de publier sur le site internet d'Environmental health un article sur l'apparition de cancers chez les travailleurs d'IBM. Et ce, après plus de deux ans de controverse. Ces travaux analysent le cas de 32.000 personnes employées au moins 5 ans par le géant informatique et qui sont mortes entre 1969 et 2001. L'étude conclut à un risque plus élevé pour elles de souffrir d'un cancer du cerveau, du rein, et de la peau que pour la population générale.

L'étude a été lancée lors d'une procédure judiciaire de deux ex-employés d'IBM qui ont accusé l'entreprise d'avoir détérioré leur santé, explique la revue Nature dans un article en ligne. Dans le cadre du procès, les avocats des plaignants ont obtenu un dossier sur l'historique de la mortalité au sein des usines d'IBM. R. W. Clapp, chargé, en tant qu'expert, d'examiner ces données, n'a pas pu associer une substance chimique spécifique au risque de cancer. Les résultats n'ont pas pu être présentés devant la cour, la multinationale a gagné l'affaire.

En 2004, le scientifique américain a voulu publier ses résultats dans la revue Clinics in occupational and environmental medicine. Mais le journal a refusé de publier les travaux, arguant qu'il s'agit d'une recherche originale qui n'a pas vocation à être publiée dans ses colonnes. De nombreuses voix ont alors accusé la revue publiée par Elsevier d'agir sous la pression d'IBM.

Il reste que la santé des employés de l'industrie des semi-conducteurs, exposés à de nombreux produits chimiques, métaux et radiations électromagnétiques, continue d'inquiéter les chercheurs et les autorités. IBM nie un quelconque impact sanitaire sur ses travailleurs, s'appuyant sur une étude -financée par l'industriel- sur 126.000 cas. Selon la firme, les résultats montrent un risque moins élevé de cancers chez ses employés que dans la population générale. Mais l'interprétation des résultats reste controversée. De prochaines études, dont l'une menée depuis 2004 par l'Association américaine de l'industrie des semi-conducteurs sur 200.000 travailleurs, donneront peut-être une réponse plus claire.




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