Les émissions de Fukushima pires que prévu

Le 26 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Comme après Tchernobyl, en 1986, les mensonges concernant les effets de la catastrophe de Fukushima tombent les uns après les autres. Le dernier n’est pas le moindre.
 
Dans une étude mise en ligne en début de semaine par Atmospheric Chemistry and Physics, 9 physiciens européens et américainaffirment que les évaluations d’émission de radioéléments ont été largement sous-estimées. En tout cas pour le xénon 133 (demi-vie de 5,2 jours) et le césium 137 (demi-vie de 30 ans).
 
Les chercheurs ont compilé toutes les données publiées par les scientifiques et les autorités en charge de la mesure de la radioactivité, au Japon et dans le monde, et en ont tiré une estimation des rejets réels de radionucléïdes.
 
Pour le xénon, les émissions réelles atteindraient 16,7 exabecquerels (EBq, soit 1018 becquerels), soit 2,5 fois plus que celles de Tchernobyl. «C’est la plus grande émission de ce gaz noble radioactif qui ne soit pas liée à une explosion nucléaire», estiment les physiciens.
 
Moins importants, les rejets de césium ne sont pas négligeables pour autant. Ils auraient atteints 35 petabecquerels (PBq, soit 1015 Bq), ce qui représente environ la moitié de ceux de Tchernobyl.
 
Compte tenu de sa demi-vie plus longue que celle du xénon, les chercheurs ont aussi évalué l’activité des retombées. Selon eux, 5,6 terabecquerels de césium 137 (soit 19% des rejets) seraient retombés sur le Japon, 0,7 TBq sur d’autres terres (2%). Le reste, soit 79% sont tombées en mer.


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