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Les émissions de Cov par les arbres augmentent

Le 15 octobre 2004 par Claire Avignon
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Drew Purves, chercheur à l'université de Princeton vient de publier, dans la revue Global change biology, un article sur les composés organiques volatils (Cov) émis de manière naturelle dans l'atmosphère. Depuis les années 80, les Cov émis par les plantes croissent plus vite que les émissions d'origine humaine. Des questions se posent sur leur impact négatif ou positif sur l'environnement.

Les émissions de monoterpènes et d'isoprènes ont augmenté de 17% aux Etats-Unis entre les années 80 et les années 90, d'après Drew Purves, écologue à l'Université de Princeton. L'étude a porté sur 250.000 échantillons prélevés dans les forêts de l'Est du pays.

Les monoterpènes et les isoprènes sont deux familles de Cov d'origine essentiellement naturelle. Leur augmentation est due aux politiques de reforestation. Lors de la même période, les émissions de Cov d'origine anthropique ont crû trois fois moins vite, conséquence directe de la législation qui impose des normes de rejets de plus en plus drastiques aux industries.

Les Cov sont généralement considérés comme des polluants. Mais les biologistes pensent que leur impact pourrait être positif. En interagissant avec les ultraviolets (UV) et les oxydes d'azote (NOx), les Cov créent de l'ozone (O3) dans les couches basses de l'atmosphère (la troposphère, 0 à 12 kilomètres d'altitude), ce qui a des conséquences néfastes pour la santé humaine et l'agriculture. En outre, les monoterpènes et les isoprènes s'avèrent encore plus réactifs que les Cov produits de manière non naturelle. Cependant, lorsque les concentrations de NOx sont basses, les Cov agissent à l'inverse, et réduisent les concentrations d'ozone.

Ces conditions se trouvent en général dans des zones rurales, car les NOx sont principalement produits par l'industrie et les transports concentrés dans les villes. «Il reste des exceptions à l'instar de régions tropicales où des bactéries contenues dans le sol peuvent émettre des NOx lors de la saison des pluies», explique Robert Rosset, de l'Université Paul Sabatier de Toulouse.

Si les Cov peuvent dans certaines conditions participer à la production d'ozone, ils représentent tout de même un danger pour la santé. Le benzène par exemple est cancérigène.

D'une manière générale, les Cov présents dans l'atmosphère peuvent se lier chimiquement à d'autres particules comme les hydrocarbures aromatiques polycylciques (HAP) et les polychlorobiphényles (PCB). Les particules peuvent avoir un effet mutagène ou provoquer des troubles respiratoires directs comme l'asthme.


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