Les élus s’initient aux PCET

Le 28 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L’acronyme a encore la résonnance barbare des néologismes technocratiques. Et pourtant, le plan Climat-énergie territorial (PCET) sera dans l’agenda de milliers de personnalités politiques et de responsables des services techniques locaux au cours des prochains mois. La loi Grenelle II impose à l’Etat, aux régions, aux départements et aux collectivités de plus de 50.000 habitants de réaliser, dans les deux ans, ce fameux PCET.


Bien que 230 collectivités aient déjà franchi le pas, bon nombre de responsables locaux ignorent tout ou presque de cet outil de gouvernance que 400 collectivités doivent encore mettre en œuvre dans les prochains mois. Raison pour laquelle l’Ademe organisait les 27 et 28 octobre un colloque sur le sujet à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.


Formellement, il s’agit d’un projet territorial de développement durable dont la finalité première est la lutte contre le changement climatique. Le PCET vise deux objectifs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre (-20 % en 2020 et – 80 % en 2050) et l’adaptation aux conséquences des changements climatiques.


« C’est effectivement un projet politique qui insère la lutte contre le changement climatique dans toutes les politiques publiques locales », insiste Eric Prud’homme, chef du service Animation territoriale de l' Ademe. Pour Marion Richard, chargée de mission au Réseau action climat France, le PCET vise à mettre en œuvre l’agenda 21 sous le prisme de l’énergie et de la lutte contre le changement climatique ».


Coordinateur depuis 4 ans du plan mis en œuvre par l’agglomération de Mulhouse, Jo Spiegel est plus enthousiaste encore. « C’est une démarche qui permet de revisiter toutes les politiques, de leur donner plus de sens et de les inscrire à nouveau dans le temps long, qui n’est pas celui des élections », indique le maire de Kingersheim (Haut-Rhin). Adepte d’Hannah Arendt, Jo Spiegel rappelle que le PCET « n’est pas le Mur des lamentations, mais un moyen de retisser des liens entre les élus et leurs collaborateurs ; entre les élus et les citoyens. »  


Déjà éditeur d’un portail entièrement dédié au PCET, l’Ademe propose également des formations (via ses délégations régionales) aux futures parties prenantes de ces plans, ainsi qu’un observatoire de plans : un outil d’échange de bonnes pratiques.



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