Les élus moins préoccupés par les déchets

Le 18 octobre 2004 par Loïc Chauveau
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

En 2004, les élus se disent préoccupés par la gestion des déchets mais moins angoissés que par le passé selon une étude annuelle du Centre d'études et de connaissances de l'opinion publique (Cecop) publiée en septembre 2004 pour le compte de la société Onyx, pôle propreté du groupe Veolia environnement.

Les déchets restent le premier sujet de préoccupation environnementale pour un élu sur deux. Ce sujet devance l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture (46%), la qualité de l'eau du robinet (33%) et la circulation automobile (21%). Pour 42% d'entre eux, les déchets gardent la première place des sujets de santé publique devant les OGM (40%), les rejets de dioxines des usines d'incinérations d'ordures ménagères (39%) ou la pollution des sols (34%).

Ces résultats sont sensiblement différents de ceux obtenus auprès du grand public. En matière d'environnement, les administrés se disent à 43% inquiets de l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture et à 32% de la qualité de l'eau du robinet. 56% craignent le stockage des déchets nucléaires ce qui n'inquiète que 34% des maires.

Préoccupation n'empêche pas satisfaction. En 2004, seuls 3% des maires se disent peu satisfaits de la collecte des déchets ménagers contre 42% de très satisfaits et 55% d'assez satisfaits. Ces scores "à la soviétique" sont légèrement plus faibles pour le traitement et l'élimination. 26% se disent très satisfaits, 65% assez satisfaits contre 6% pas très satisfaits et 1% pas satisfait du tout. Ce taux doit être relativisé. En 2001 en effet, 31% des maires se disaient très satisfaits. Cette baisse de cinq points ne s'explique pas par la dérive des coûts. En 2004, 53% des élus estime que le coût de la collecte et du traitement est normal contre 48% trois ans plus tôt. Les élus de la droite modérée se disent plus inquiets d'une dérive des prix que ceux de gauche modérée (44% contre 24%). Mais les élus gardent en général confiance dans le secteur privé surtout pour les activités très techniques. Si les services municipaux font presque jeu égal pour la collecte (39% de confiance contre 45% pour le privé), ils sont distancés pour le traitement et l'élimination (32% contre 47%) et les déchets dangereux (17% contre 63%).

Les élus ont donc l'impression de mieux maîtriser un sujet qui a beaucoup agité la vie locale ces dix dernières années. Ils demandent désormais aux sociétés privées de collecte et de traitement de développer la recherche pour mieux valoriser les déchets et mettent au premier rang des priorités la réduction des volumes produits.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus