Les élus défavorables aux 44 tonnes sur les routes

Le 16 avril 2012 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les élus estiment qu'il n'y a pas eu de concertation avec les collectivités locales
Les élus estiment qu'il n'y a pas eu de concertation avec les collectivités locales

Le projet du gouvernement de donner le feu vert aux camions de plus de 44 tonnes sur les routes françaises recueille de nouvelles critiques. Après les associations environnementales, comme France Nature Environnement, les élus réfutent à leur tour ce projet de réglementation.

Leurs représentants, réunis au sein de la Commission consultative d’évaluation des normes (CCEN), ont en effet émis un avis défavorable au projet de décret et d’arrêté, lors de la séance du 5 avril dernier.

Pour rappel, le gouvernement prévoit de généraliser à tous les poids lourds la possibilité de transporter jusqu’à 44 tonnes de chargement à partir du 1er janvier 2013 et de supprimer l’obligation d’un 6e essieu (voir JDLE).

Jusqu’à présent, seuls les camions chargés de denrées alimentaires et agro-alimentaires y sont autorisés, conformément à un décret du 17 janvier 2011.

Selon la CCEN, «ces projets n’ont pas fait l’objet d’une concertation préalable approfondie avec les associations d’élus, en particulier avec l’Association des maires de France (AMF) et l’Assemblée des départements de France (ADF), alors même que plusieurs réunions ont été organisées avec les représentants des professionnels du transport et de l’industrie automobile».

Les élus estiment aussi que «l’impact financier de cette mesure sur les collectivités, et notamment sur les départements et les communes, au titre des dégradations qu’elle va entraîner sur le réseau routier local, est probablement très sous-évalué et n’a donné lieu à aucun échange ni contre-expertise».

Ils notent au passage que les services du ministère de l’écologie ont refusé de reporter l’examen de ces textes à la prochaine séance de la commission, ce qui aurait pourtant permis de poursuivre la concertation avec les associations d’élus.

Selon un rapport du Commissariat général au développement durable, les coûts de l’impact sur les chaussées d’une généralisation des 44 tonnes, dans l’hypothèse du maintien des véhicules à 5 essieux, s’élèvent à 400 millions d’euros. De surcroît, cela avantagerait le transport routier par rapport au transport fluvial et ferroviaire.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus