Les électrosensibles réclament un plan d’action à l’Etat

Le 12 avril 2013 par Marine Jobert
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Un dessin illustrant l'électrosensiblité.
Un dessin illustrant l'électrosensiblité.
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Ce sont de petites victoires, arrachées dans l’indifférence quasi générale, collectées dans le monde entier et qui font espérer aux personnes qui se déclarent électrosensibles que leurs maux, peu à peu, pourraient être reconnus.

Ainsi d’un arrêt rendu le 28 février dernier par la cour administrative d’appel de Melbourne (Australie). Un chercheur, électrosensible avant même son embauche en 1994, avait bénéficié pendant des années d’une aide humaine pour limiter au maximum tout contact avec des appareils électriques. Son employeur décida de mettre fin à cette aide et d’inciter le chercheur à utiliser seul un ordinateur. Maux de tête, vertiges, nausées, eczéma… en 2009, l’homme ne reprendra pas son travail. C’est l’aggravation des troubles liés à l'hypersensibilité électromagnétique dont la Cour va prononcer l’indemnisation.

En Allemagne, le répertoire des maladies en accueille une nouvelle: l’électrosensibilité, à la côte Z58. «Cette catégorie regroupe les facteurs influant sur l'état de santé et le recours aux services de santé et concernant des agents physiques dont des radiations», précise le collectif des électrosensibles de France.

La récente publication par l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) d’une étude sur les fonctions de l’équilibre énergétique du rat –sommeil, régulation thermique, prise alimentaire- qui montre des effets à des «signaux faibles» [JDLE] a incité les électrosensibles à réitérer à la ministre de la santé «leurs demandes concernant l'urgence d'une prise en charge adaptée et concertée». Ils demandent au gouvernement de nommer un référent «ayant autorité et légitimité pour établir un plan d'action concerté avec les associations».

«Les électrosensibles sont des sentinelles qui annoncent les problèmes sanitaires à venir si rien n'est fait. Nous demandons la réduction de l'exposition de toute la population ainsi qu'une réelle prise en charge des personnes malheureusement touchées. Le ministère de la santé doit s'engager», déclare Janine Le Calvez, présidente de Priartem, qui milite pour une réglementation de l’implantation des antennes-relais. Et le collectif des électrosensibles de France de faire valoir qu’«il y a urgence à mobiliser des solutions pour les personnes déjà atteintes, se trouvant dans des situations précaires pour leur santé, leur insertion sociale et professionnelle, et pour prévenir l'apparition de nouveaux cas».



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