Les écolos parisiens veulent ouvrir une ferme urbaine

Le 11 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La ferme occuperait le toit d'un réservoir d'eau potable.
La ferme occuperait le toit d'un réservoir d'eau potable.
EELV

Plus d’un demi-siècle après la disparition de la dernière exploitation agricole intra-muros, les écologistes parisiens veulent ouvrir une nouvelle ferme urbaine. «Paris est au cœur d’une région agricole qui perd progressivement sa terre et qui nourrit peu les Parisiens», rappelle Fabienne Giboudeaux, adjointe EELV aux espaces verts et à la biodiversité. D’où l’idée de créer une ferme maraîchère en plein Paris.

2,5 hectares de cultures

Calqué sur les fermes installées sur les toitures de Montréal, le projet des écologistes ne semble pas totalement irréaliste. Il consiste à livrer à des agriculteurs les 2,5 hectares de terre végétale situés sur le toit du réservoir d’eau potable de Montsouris.

«Cette ferme pourrait produire l’équivalent d’une centaine de paniers de fruits et de légumes par semaine», avance Célia Blauel, candidate à la marie du XIVe arrondissement. De quoi approvisionner les Parisiens en circuit ultra-court ou livrer les écoles de ce quartier du sud de la capitale en produits bio.

Utopie nécessaire

Cette «utopie nécessaire», chère Fabienne Giboudeaux, est-elle réaliste? Et d’abord, les cultures parigottes seront-elles seulement comestibles, tant la pollution atmosphérique est parfois importante? La mairie a pris la chose au sérieux. Les chercheurs du laboratoire d’hygiène de la ville passe au crible des détecteurs les produits cultivés dans 4 potagers expérimentaux.

Si les conclusions de ce projet Potex ne seront connues que dans quelques mois, les environnementalistes semblent confiants. «Le plus important, c’est la qualité du substrat, explique l’adjointe. Mais il est évident qu’il faudra éviter les plantes qui concentrent les polluants atmosphériques, comme le thym.»

Reste à lever un obstacle de taille. Stockant plus de 200.000 m3 d’eau potable, le réservoir de Montsouris est un «point d’importance vitale», comme l’indique le secrétariat général de la Défense nationale. A ce titre, il fait l’objet de mesures de surveillance particulière et d’une totale interdiction d’accès. Faudra-t-il inventer l’agriculture par drone?



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