Les écolos attaquent Areva

Le 28 avril 2005 par Claire Avignon
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uranium
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Cogéma doit faire face à deux attaques d'associations environnementales qui s'opposent à l'exploitation de mines d'uranium au Niger et en Australie.

Le 26 avril, cinq organisations environnementales australiennes (1) ont envoyé une lettre à l'ambassadeur de la France en Australie demandant aux pouvoirs publics français de ne pas laisser la Cogéma exploiter la mine d'uranium de Koongara. La filiale d'Aréva possède en effet un permis de propriété d'un site situé dans un parc national où se trouve 14.500 tonnes d'oxydes d'uranium contenant environ 0,8% d'uranium (2). Un moratoire de cinq ans vient en effet de prendre fin sur l'exploitation éventuelle de la mine. Les ONG semblent s'être inquiétées pour rien: «Nous n'avons pas la volonté d'exploiter à court ou moyen terme ce site, explique Charles Hufnagel, porte-parole d'Aréva. Outre le moratoire, la Cogéma doit renouveler son droit minier tous les cinq ans. Nous venons de le faire car nous ne voulons pas perdre ce gisement.»

Si l'entreprise de combustibles nucléaires n'effectue, en Australie, que des travaux de recherche et développement, au Canada et au Niger elle est exploitant. D'ailleurs, d'autres associations environnementales, Sherpa, une association de juristes et la Criirad (Commission de recherche et d'informations indépendantes sur la radioactivité), viennent de demander une expertise contradictoire sur les conditions d'exploitation de l'uranium au Niger. Des impacts radiologiques auraient atteint les quelques 70.000 riverains des sites de Somaïr et Cominak (production de 3.300 tonnes en 2004). Cependant, le groupe français a contre-attaqué en mettant en ligne sur son site internet un bilan effectué par l'Institut radiologique de sûreté nucléaire (IRSN). Ce dernier établit que sur huit groupes de populations étudiées, un seul connaît une exposition légèrement supérieure à un millisievert par an (recommandation internationale). Aréva estime donc que les attaques de la Criirad et de Sherpa sont infondées. Toutefois, «sensible aux questions des ONG locales», l'entreprise a annoncé lancer une étude épidémiologique pour évaluer les risques liés à une exposition à long terme.



(1) Environment center northern territory, Australian conservation foundation, The wilderness society, Greenpeace et les Amis de la Terre

(2) Chiffre du ministère australien chargé de l'environnement




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