Les éco-produits français ont tiré leur épingle du jeu en 2011

Le 11 octobre 2012 par Stéphanie Senet
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La récupération des métaux comme le cuivre tire les exportations
La récupération des métaux comme le cuivre tire les exportations

Après avoir chuté en 2009, les échanges français d’éco-produits se sont redressés à partir de 2010 mais s’orientent à nouveau à la baisse à partir de la mi-2011, indique une nouvelle étude de la Direction générale des douanes.

Un éco-produit n’est pas un produit éco-conçu. C’est, dans le jargon du ministère du commerce extérieur, «un bien dont l’usage répond directement et exclusivement à un objectif environnemental», soit parce qu’il est lié à la protection de l’environnement (comme la lutte contre la pollution de l’air ou le traitement des eaux usées), soit parce qu’il contribue à une meilleure gestion des ressources (récupération des déchets, énergies renouvelables…).

Comme les autres, les éco-produits ont subi le contrecoup de la crise en 2009 mais ils ont regagné, en 2010, le terrain perdu. L’an dernier, leurs échanges ont même montré une belle santé avec une hausse de 11% des exportations et de 14% des importations par rapport à 2010. Un enthousiasme à toutefois modérer en raison de l’amorce de repli notée à partir du deuxième trimestre 2011.

Le recul touche surtout les exportations de produits de récupération et les achats de cellules photovoltaïques (en raison du moratoire sur le tarif d’achat décrété en décembre 2010). Au total, l’excédent de la balance commercial représente 391 millions d’euros fin 2011. Par comparaison, il dépassait 2 Md€ en 2006.

Cela place la France au 4e rang européen des exportateurs d’éco-produits avec 8% des ventes dans l’UE. Elle se place loin derrière l’Allemagne (27%), plus proche des Pays-Bas (13%), et du Royaume-Uni (10%).

Selon les chiffres d’Eurostat, la France tire son épingle du jeu en matière de récupération et de traitement des déchets (58,5% des exportations d’éco-produits) et d’assainissement et de traitement de l’eau (26%). Les ventes d’énergies renouvelables sont moins bonnes (11% seulement des exportations), à cause de la forte concurrence avec la Chine et la surcapacité mondiale.

Côté importation, l’Hexagone est en 5e position dans l’UE, avec 9% des achats, derrière l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, et la Belgique. Il s’agit essentiellement d’ENR (41% des importations françaises d’éco-produits) et de produits de récupération (26,4%).

http://lekiosque.finances.gouv.fr/Appchiffre/etudes/tableaux/ee_35.pdf

 

 



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