Les eaux de baignade de l'UE ne s’améliorent pas

Le 17 juin 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La qualité des eaux de baignade en Europe a «légèrement baissé» entre 2009 et 2010, indique le rapport annuel sur la question établi conjointement par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et la Commission européenne.
 
Pas moins de 21.000 zones de baignade, tant côtières (plages, 70%) qu'intérieures (lacs, rivières, 30%), ont été mesurées dans les différents Etats membres tout au long de la saison balnéaire 2010. On constate à la lecture du rapport qu’en 2010, le nombre de sites côtiers ayant une «qualité excellente» a diminué de 9,5%. Les sites intérieurs ne font pas mieux, avec une baisse de 10,2%. «Le cas des rivières, pour lesquelles 25% seulement des eaux de baignade reflètent les valeurs-guides, se révèle particulièrement problématique», peut-on lire dans le communiqué du 16 juin.
 
Mais la Commission se veut optimiste: plus de 9 sites de baignade sur 10 satisfont désormais aux exigences minimales.
20 Etats membres ont assuré le suivi de la qualité de leurs eaux de baignade et communiqué les résultats de leur surveillance conformément aux nouvelles dispositions. Chypre tient le haut de l’affiche, avec 100% de ses sites de baignade déclarés conformes. Suivent la Croatie (97,3%), Malte (95,4%), la Grèce (94,2%) et l'Irlande (90,1%).
 
En France, pour les 3.348 sites contrôlés, 65,7% ont été classés en catégorie A (eau de bonne qualité), 29,9% en catégorie B (eau de qualité moyenne), 3,6% en catégorie C (eau pouvant être momentanément polluée), 0,3% en catégorie D (eau de mauvaise qualité) et 0,5% n’ont pas été classés en raison d’un nombre insuffisant de résultats d’analyses, lié à des impossibilités de prélèvement.
 
La qualité des eaux de baignade est obtenue grâce au dispositif de surveillance et de certification lancé en 2009. «La démarche de certification vise à encourager les collectivités, avec l’aide des agences de l’eau, à mettre en place un système d'auto-surveillance des sources de pollution et de la qualité de l'eau de baignade, en complément de la surveillance réglementaire exercée par les DDCSPP[1]», explique le gouvernement. L'objectif est également d'anticiper les obligations fixées par la Commission européenne en 2015 (en vertu de la directive 2006/7/CE qui définit les modalités de classement des eaux de baignade). La directive devait être transposée en droit national pour le mois de mars 2008, mais les Etats membres ont jusqu'à décembre 2014 pour la mettre en œuvre.
La certification est obtenue pour une durée de trois ans, avec un contrôle tous les ans. Un logo spécifique, outre le fameux Pavillon bleu (dans le JDLE), rend visible la démarche volontaire des communes.
 
La Commission européenne indique avoir également adopté une nouvelle panoplie de signes et symboles destinée à informer le public sur la classification des eaux de baignade et sur les restrictions de baignade.
 


[1] Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus