Les eaux australiennes aussi sont saturées de plastiques

Le 28 novembre 2013 par Stéphanie Senet
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Au menu: polyéthylène et polypropylène
Au menu: polyéthylène et polypropylène

4.000 petits morceaux par kilomètre carré. Telle est la densité de la pollution des eaux par les particules plastiques, au large de l’Australie, révèle une étude publiée le 27 novembre, par l’Université Western Australia (UWA) et l’agence nationale scientifique CSIRO, dans la revue PLoS ONE.

 

Les particules plastique prélevées par les chercheurs ont révélé la présence majeure de deux polymères: le polyéthylène (PE) et le polypropylène (PP), tous deux entrant dans la composition des bouteilles d’eau et des gobelets en plastique. Leur densité s’avère similaire à celle observée dans la mer des Caraïbes, mais inférieure à la pollution de la Méditerranée.

 

Tous les organismes marins sont touchés

 

Selon Julia Reisser, chercheure à l’institut des océans de l’UWA et coordinatrice de l’étude, les plastiques analysés contenaient des matières dangereuses et des polluants. Pour la plupart, les morceaux étaient inférieurs à 5 millimètres. «Les preuves montrant que les animaux marins ingèrent de grandes quantités de plastiques contaminés par des polluants s’accumulent. De plus, ces particules peuvent ensuite se retrouver dans la chaîne alimentaire», observe la scientifique australienne.

 

De nombreuses études ont déjà montré les dangers de l’ingestion de ces particules par les mammifères marins. Des chercheurs ont par exemple trouvé des microplastiques dans les estomacs de thons rouges destinés à la consommation humaine. Mais le risque touche aussi le plancton, relève l’étude.

 

Près des zones denses et des convergences de courants

 

Ces travaux sont par ailleurs les premiers à cartographier précisément l’étendue des matières plastique flottant au large des côtes australiennes. Les plus nombreuses se trouvent ainsi à proximité des zones fortement peuplées (Sidney et Brisbane) ainsi que dans les régions où les courants océaniques convergent.

 

«Pour réduire les déchets plastique et leur toxicité, nous devons réglementer la production des emballages jetables, et leur élimination, au niveau international. Il faut aussi lutter contre le dumping en mer», recommande Julia Reisser, qui suggère au gouvernement australien de prendre l’initiative.

 

En Europe, la Commission a publié en mars dernier un livre vert sur les dangers des déchets plastique. Pour l’heure, la révision de la directive Emballages conseille seulement aux Etats membres de prendre des mesures de réduction des sacs plastique à usage unique, comme la création de taxes ou de restrictions commerciales, selon leur choix.

 



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