Les e-cigarettes bientôt soumises à des normes

Le 07 avril 2014 par Romain Loury
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Bientôt mieux encadrée...
Bientôt mieux encadrée...
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La cigarette électronique enfin mieux encadrée? Tel est le sens de la démarche entamée par l’Association française de normalisation (Afnor), qui espère établir d’ici fin 2014 «des critères de transparence et de sécurité», a-t-elle annoncé vendredi.

Avec «8 à 9 millions de Français qui l’auraient déjà essayé», l’e-cigarette expliquerait en partie la forte baisse du tabagisme observée en 2013 (-7,6% de chiffres de vente), «un recul sans précédent depuis les fortes hausses de prix de 2003 et 2004», estimait fin février l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Tendance certes encourageante, mais à tempérer par les résultats d’une étude américaine publiée fin mars, selon laquelle la cigarette électronique n’améliorerait pas le taux d’arrêt à un an.

Or si des incertitudes demeurent quant à l’efficacité, elles sont encore plus nombreuses quant à la sécurité de ces produits, qui font encore l’objet d’un grand flou réglementaire (voir le JDLE). Voilà qui devrait changer grâce au projet lancé par Afnor, qui a annoncé vendredi la mise en place d’une commission de normalisation à ce sujet.

Son objectif, doter l’e-cigarette de plusieurs normes: «harmonisation de l'étiquetage et de l'information à destination des utilisateurs, définition de méthodes propres à l’analyse de la vapeur, évaluation des risques de pollution de l’air, sécurité vis-à-vis des enfants (ouverture de l’emballage liquide et accès à la cigarette électronique au quotidien), sécurité de conception, de performance ou encore d’aptitude à l’usage (température de chauffe)», énumère Afnor [1].

Des normes volontaires

«La France est le premier pays d’Europe à initier une telle démarche d’autorégulation», ajoute l’association. «D’application volontaire, les normes élaborées seront mises à disposition des fabricants et des distributeurs qui prendront la responsabilité de s’y conformer. Elles contribueront à la reconnaissance du savoir-faire français sur le marché européen», poursuit-elle.

Une première réunion est prévue le 16 mai, avec les acteurs intéressés par la démarche. Parmi eux, l’Institut national de la consommation (à l’origine du projet), des associations de consommateurs, les pouvoirs publics, les fabricants et distributeurs de ces produits, des représentants de l’industrie du tabac, ainsi que des laboratoires d’essais.

[1] La question de la sécurité, autre que celle à long terme des vapoteurs eux-mêmes, se pose aussi en termes de toxicité immédiate. Aux Etats-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont ainsi révélé jeudi de fréquents cas d’intoxication par ingestion du liquide, surtout chez les enfants.



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