Les distributeurs de boissons vont collecter les emballages

Le 15 octobre 2013 par Stéphanie Senet
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150 distributeurs devraient proposer une collecte d'ici à fin 2016
150 distributeurs devraient proposer une collecte d'ici à fin 2016

Déjà sensibilisés à la gestion des déchets par leur usage du système de consigne, les distributeurs de boissons franchissent une nouvelle étape en proposant un service de récupération des emballages à usage unique dits «perdus».

Appliqué en totalité, ce nouveau dispositif permettrait de récupérer, chaque année, 400.000 tonnes de verre, d’emballages légers et de cartons de regroupement, jusqu’ici majoritairement destinés au stockage ou à l’incinération.

 

L’évaluation de ce gisement résulte d’une étude du cabinet Bio Intelligence Service (BIS), réalisée avec le soutien financier et technique de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et de l’éco-organisme Adelphe. Présentée ce 15 octobre lors d’une conférence de presse organisée par la Fédération nationale des boissons (FNB, qui regroupe près de 500 distributeurs), elle mesure l’impact environnemental et économique de la mise en place de cette logistique retour.

 

Des emballages encore enfouis ou incinérés

 

Dès le premier coup d’œil, l’intérêt s’avère évident. Non seulement ces camions circulent à vide après leur livraison mais en plus, les déchets d’emballages non consignés, produits par les cafés, hôtels et restaurants, s’avèrent aujourd’hui peu recyclés alors que 95% d’entre eux sont collectés par le service public.

 

Selon l’étude BIS, seulement 10% des emballages légers, 30% des cartons de regroupement et de 15 à 50% du verre rejoindraient effectivement les collectes sélectives du service public pour être recyclés.

 

Non triée, la grande majorité du gisement s’oriente donc vers les unités de stockage et de valorisation. Pour la capter, la FNB s’est fixé un objectif: «150 distributeurs devront proposer, d’ici la fin 2016, un service de reprise des emballages à usage unique à leurs clients», précise Jean-Jacques Mespoulet, président de la FNB.

 

Taux de recyclage au moins triplé

 

L’étude estime que le taux de recyclage du verre et des cartons consommés par ces établissements pourrait être multiplié par 3 au niveau national. Celui des emballages légers par 10. A la louche, cela représenterait une économie de 225.000 t d’émission de CO2 par an, déduction faite des émissions générées par la nouvelle filière de récupération (stockage des emballages dans les entrepôts des distributeurs et reprise par un prestataire externe). Cela représenterait aussi une économie de 32 millions d’euros par an pour le service public de gestion des déchets, sans que le fonctionnement de la collecte ne soit perturbé, assure l’étude. L’initiative est saluée par Sylvain Pasquier, du service des filières à responsabilité élargie du producteur (REP) et du recyclage à l’Ademe. «Les emballages perdus de boissons issus de la consommation hors domicile des ménages représentent des tonnages significatifs de matériaux recyclables dont une part trop importante reste encore dans la poubelle résiduelle du service public», note-t-il. A quand une initiative similaire pour les déchets organiques?

 

 



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