Les dirigeants de Shell payés à l’aune de leur performance carbone?

Le 03 décembre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En 2017, Shell a directement relâché 73 MtCO2.
En 2017, Shell a directement relâché 73 MtCO2.

Indexation des rémunérations du top management à l’atteinte des objectifs climat du groupe, transparence des données: la Major pétrolière se montre plus attentive aux attentes des investisseurs éthiques.

 

La pression des investisseurs ‘éthiques’ commencerait-elle à payer? Pas impossible, au vu des dernières annonces de Shell. Ce lundi 3 décembre, la Major anglo-néerlandaise a annoncé une nouvelle structuration de sa stratégie climatique.

En novembre 2017, le groupe s’était engagé à réduire de moitié l’empreinte carbone de ses produits d’ici 2050, sans préciser les moyens techniques et financiers mis à la disposition de ce louable objectif. Insuffisant, ont conclu certains investisseurs. Dans un courrier envoyé en mai dernier, l’Eglise d’Angleterre reprochait au groupe dirigé par Ben van Beurden de se fixer un objectif à trop long terme pour être honnête, en quelque sorte. Raison pour laquelle les investisseurs anglicans ont voté, lors de l’assemblée générale des actionnaires (AG), une motion appelant à un renforcement de la politique climatique de Shell.

1.200 managers concernés

Message bien reçu. Dans son communiqué, le pétrogazier indique vouloir structurer sa stratégie, notamment en se fixant des objectifs intermédiaires, «tous les trois ou cinq ans», entre 2020 et 2050. La rémunération du top management de l’entreprise sera indexée sur la performance carbone de l’entreprise. Une décision qui pourrait affecter 1.200 personnes, indique le Financial Times. Cette mesure devra toutefois être validée par l’AG de 2020.

Last but not least, suivant les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD), Shell publiera, dès 2019, ses émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre, du scope 1 au scope 3.

En 2017, Shell a directement relâché 73 millions de tonnes de GES dans l’atmosphère, un chiffre en hausse de 4% par apport à 2016.



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