Les dernières statistiques de Bruxelles sur l’environnement

Le 13 décembre 2010 par Célia Fontaine
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L'office statistique de l'Union européenne Eurostat vient de publier « Environmental statistics and accounts in Europe », annonce un communiqué du 10 décembre. Cette publication vient en complément de l’étude réalisée fin novembre dernier par l'Agence européenne de l'environnement intitulée « L'environnement en Europe - Etat et perspectives 2010 » (dans le JDLE).

 

Selon les dernières statistiques, les plus importantes ressources en eau douce disponibles par habitant se trouvent en Finlande, en Suède et en Slovénie.

 

« En raison de différences de climat et de densité de population, les ressources totales d'eau douce disponibles sont inégalement réparties entre les Etats membres », constate Eurostat. Ainsi, les ressources varient de 100 mètres cubes par habitant à Malte, 400 à Chypre, 1.500 en République tchèque et 1.700 en Pologne à 20.700 en Finlande, 19.800 en Suède, 15.800 en Slovénie, 14.900 en Lettonie et 14.800 en Slovaquie.

 

En ce qui concerne les prélèvements d’eau[1], la Lettonie, la Slovaquie et la Suède ont faiblement exploité leurs eaux (1 % chacune), comme l’Irlande (2 %), contrairement à Chypre (64 %), la Belgique (32 %), l’Espagne (30 %) et Malte (21 %), peu économes sur la ressource.

 

Pour évaluer la santé de l'environnement, Eurostat s’est également basé sur les oiseaux qui sont un « excellent indicateur car ils (…) réagissent aux changements de leur source d'alimentation et de leur environnement physique ». Les tendances à long terme indiquent que les oiseaux des forêts et des champs, d'espèces communes, sont davantage en déclin que les autres espèces. « Comparé à 1990, l'indice du nombre de tous les ’oiseaux communs’ a diminué d'environ 10 % en 2008, tandis que ceux ’des oiseaux communs des champs’ et des ’oiseaux communs des forêts’ ont chuté de 15 à 20 % », note le rapport. Cependant, depuis 2002, les tendances à la baisse semblent être stabilisées.

 

Sur le plan fiscal, les taxes environnementales (taxes sur l'énergie, le transport, la pollution et les ressources[2]) des pays de l’Union ont été passées au crible. Il ressort de l’étude qu’en 2008, ces taxes représentaient 2,4 % du PIB de l’UE. Elles varient de 1,6 % du PIB en Espagne à 5,7 au Danemark. « Les Etats membres ayant les proportions de taxes environnementales les plus élevées étaient le Danemark (5,7 % du PIB), les Pays-Bas (3,9 %), la Bulgarie et Malte (3,5 % chacune), et les plus faibles, l'Espagne (1,6 %), la Lituanie (1,7 %), la Roumanie (1,8 %) et la Lettonie (1,9 %) », précise Eurostat.

 

A elles seules, les taxes sur l'énergie constituaient 72 % du total des taxes environnementales dans l'UE des 27 en 2008, les taxes sur les transports 23 % et les taxes sur la pollution et les ressources 5 %.

 



[1] L'indice d'exploitation de l'eau correspond au volume total d'eau prélevé au cours d'une année en proportion des ressources totales d'eau douce.

 

[2] les taxes de type valeur ajoutée (TVA) sont exclues car elles sont perçues sur tous les produits



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