Les députés se font porter pâle

Le 04 avril 2005 par Enerpresse
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Mercredi soir, les députés avaient rendez-vous avec l’histoire énergétique. Mais seule une poignée d’entre eux (ils n’étaient que 37 à la fin des débats) avait décidé de participer aux dernières discussions du vote en seconde lecture de la loi d’orientation sur l’énergie.

L'enjeu était là, mais pas les élus. Une situation fréquente lors de l'adoption de textes sociétaux, mais qu'importe. Ces ultimes tractations n'ont pas donné lieu à beaucoup de surprises. Le lancement de l'EPR est entériné. Le texte met aussi l'accent sur une meilleure maîtrise de l'énergie ainsi que sur le développement des énergies renouvelables. La grande innovation du moment -les certificats blancs- n'a pas été retorquée non plus par les députés. Bref, les grandes lignes sont passées de façon relativement consensuelle. Ce qui n'a pas empêché le PS, les Verts, l'UDF et le PCF de les trouver un peu mièvres. «Le discours est vertueux sur les objectifs [mais le projet] n'a pas pris la mesure des enjeux, des risques et des turbulences qui sont devant nous»,a insisté le député UDF Jean Dionis du Séjour.

Le seul véritable point de friction a porté sur un amendement présenté par un trio anti-éolien UMP: Patrick Ollier, Serge Poignant et Jean-Pierre Nicolas. Voté en commission, leur texte remplace le plafond actuel de 12 MW par un seuil de 20 MW (la Commission avait préconisé 30 MW) pour bénéficier de l'obligation d'achat. L'amendement prévoit aussi une implantation dans des zones identifiées par le préfet. «On a mis quatre ans à démontrer l'absurdité du plafond des 12 MW et les députés établissent un seuil. Cela ferme la porte à de nombreux projets éoliens, notamment en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Alsace», se désole Jean-Marc Armitano, président du directoire d'Eole-RES. Bien décidés à poursuivre leur lobbying en faveur des moulins à vent, les responsables du Syndicat des énergies renouvelables (SER) attendent beaucoup de l'examen par les sénateurs, à partir du 2 mai, du texte voté mercredi. «Les décisions des sénateurs nous ont souvent été plus favorables que celles des députés», explique l'administrateur du SER. Mais les tenants des énergies vertes ne sont pas à bout de leurs peines. Les exploitants de micro centrales ont tout à craindre des dispositions concernant les débits réservés du projet de loi sur l'eau qui sera examiné dès le 5 avril par le Sénat.




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