Les députés s’attaquent au Black Friday

Le 26 novembre 2019 par Stéphanie Senet
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Adopté en commission, l'amendement doit encore être voté en séance plénière
Adopté en commission, l'amendement doit encore être voté en séance plénière

Les premiers amendements au projet de loi sur l’économie circulaire ont été adoptés le 25 novembre au soir par la commission du développement durable de l’Assemblée Nationale. Avec l’interdiction symbolique de la publicité autour du Black Friday.

Stop au Block Friday ! Les députés ont intégré sa publicité dans le cadre des pratiques commerciales agressives, passibles de deux ans de prison et d’une amende de 300.000 euros. L’amendement, à l’initiative de la députée non inscrite Delphine Batho, prévoit qu’il est interdit, «dans une publicité, de donner l’impression, par des opérations de promotion coordonnées à l’échelle nationale, que le consommateur bénéficie d’une réduction de prix comparable à celle des soldes».

L’édition 2019 du Black Friday, importé des Etats-Unis, prévoit une nouvelle hausse des ventes alors que les dépenses se sont élevées à 187 euros en moyenne par Français en 2017 selon le site du Black Friday.

Block Friday

Avec le slogan «Block Friday», des militants de Youth for climate, Extinction Rebellion et Attac promettent, de leur côté, des actions pour dénoncer l’opération, qu’ils surnomment «la grande braderie de la planète». Une mobilisation organisée à l’occasion de la 4e journée internationale de grève pour le climat. Parmi leurs revendications: l’interdiction de la publicité dans les secteurs du transport aérien et automobile, la limitation du nombre et de la taille des panneaux publicitaires, l’interdiction de construire des centres commerciaux de plus de 5.000 mètres carrés, ou encore une TVA réduite à 5,5% pour les produits issus de la réparation et du recyclage.

Un an de vie en plus

Du côté du ministère de la transition écologique, l’heure est à la mobilisation des ménages en faveur de l’allongement de la durée d’usage des produits de consommation courante. A l’occasion du lancement, ce 26 novembre, d’une campagne nationale (Nos objets ont plein d’avenirs), l’Ademe a d’ailleurs sorti une étude intéressante sur les effets environnementaux de cet allongement. Par exemple, si la durée de vie d’un téléviseur passait de 8 à 9 ans pour l’ensemble des Français, une économie de 1,7 million de tonnes de CO2 serait réalisée. Soit les émissions annuelles de la ville de Lyon.

Work in progress

Après avoir été largement amendé par le Sénat, en particulier sur la consigne, le projet de loi sur l’économie circulaires est débattu jusqu’au 9 décembre à la chambre basse. Il comporte plusieurs dispositions pour allonger la durée de vie des produits, dont l’introduction d’un critère de durabilité dans les modulations des éco-contributions, de l’obligation d’afficher un indice de réparabilité sur les équipements électriques et électroniques ou encore l’interdiction de détruire tout invendu non alimentaire.