Les députés européens ne goûtent pas aux animaux clonés

Le 07 juillet 2010 par Célia Fontaine
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Les députés européens ont voté aujourd’hui 7 juillet en deuxième lecture le projet de législation sur l’autorisation des nouveaux aliments (Novel food)[1]. L'Assemblée plénière a soutenu les amendements de la Commission de l'environnement interdisant la viande et les produits laitiers issus d'animaux clonés ou de leur progéniture dans l’Union européenne.

Pour Bart Staes, député Vert, « le Parlement européen a adressé aujourd’hui un signal clair à la Commission : pas de nourriture clonée dans nos assiettes ». Selon le député, les risques à long terme du clonage animal n’ont pas encore été établis suffisamment clairement. « Nous attendons une proposition de la Commission interdisant cette pratique », poursuit-il. En attendant, un moratoire est demandé concernant la mise sur le marché d’animaux clonés et leurs descendants.

Le Parlement européen a également voté en faveur d’une labellisation des aliments produits au moyen de nanotechnologies. Pour les députés, « les aliments issus d'un processus de nanotechnologies doivent être soumis à une évaluation de risque spécifique avant que leur utilisation puisse être approuvée et qu'ils soient étiquetés ». Le projet de législation définit les nanomatériaux manufacturés comme ayant une ou plusieurs dimensions de moins de 100 nanomètres (nm). Tout ingrédient contenu sous la forme d'un nanomatériau devra être clairement indiqué dans la liste des ingrédients.

Enfin, les députés ont rejeté un amendement demandant un étiquetage obligatoire des denrées alimentaires issues d'animaux élevés aux organismes génétiquement modifiés.

Le règlement sur les nouveaux aliments qui doit être mis à jour vise à simplifier et à centraliser la procédure afin d’autoriser les nouveaux aliments tout en préservant la sécurité alimentaire et la santé humaine. Seuls les nouveaux produits alimentaires inclus sur la liste communautaire (après l'évaluation de l'Autorité européenne de sécurité des aliments) peuvent être mis sur le marché. Les députés estiment qu’avant d'inclure un nouvel aliment dans la liste communautaire des produits autorisés dans l'UE, il est nécessaire dans certains cas de demander l'avis du Groupe européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies quant aux incidences morales et environnementales.

C’est maintenant au tour du Conseil et de la Commission de lever les barrières et d’avancer sur ces sujets en vue d’un accord.



[1] Les nouveaux aliments sont définis comme n'ayant pas été consommés d'une manière sensible dans l'UE avant mai 1997

 

 

 

 



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