Les députés britanniques veulent supprimer les microbilles en plastique

Le 24 août 2016 par Stéphanie Senet
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Les microbilles contenues dans les produits cosmétiques représentent jusqu'à 4% des microplastiques marins
Les microbilles contenues dans les produits cosmétiques représentent jusqu'à 4% des microplastiques marins

Un comité parlementaire transcourant appelle, ce 24 août, à interdire au niveau international les microbilles en plastique des produits d’hygiène et de beauté.

 

Dans son rapport publié ce jour, le comité de l’environnement[1] du Royaume-Uni rappelle que les microbilles de plastique utilisées dans les gels douche, les dentifrices et les exfoliants pour le visage se retrouvent dans la banquise Arctique et au fond des océans. Et en nombre! «Une seule douche peut libérer jusqu’à 100.000 microbilles dans les océans», affirme la présidente du comité, la travailliste Mary Creagh. Au total, le Royaume-Uni utilise chaque année 680 tonnes de microbilles, selon les experts britanniques.

 

«La volonté de quelques entreprises d’éliminer progressivement ces composants ne suffira pas à régler le problème. Il faut une interdiction totale, de préférence au niveau international, car cette pollution ne connaît pas de frontières», écrivent les députés, qui souhaiteraient que cette mesure intervienne au plus tard fin 2017.

 

Etiquetage transitoire

 

Si, par hasard, le gouvernement venait à reporter cette décision, les députés demandent comme phase transitoire la mise en place d’un étiquetage clair des produits d’hygiène et de beauté. Ce qui n’est pas appliqué aujourd’hui. «La plupart des gens seront consternés de savoir que leur produit en contient», estiment les parlementaires.

 

De Londres à l’océan Arctique

 

Ce n’est pas la première fois que le Royaume-Uni affiche sa volonté d’éradiquer ces particules dangereuses pour la faune marine. Le précédent ministre de l’environnement, le conservateur Rory Stewart, avait déjà déclaré le 5 mai: «Si nous ne parvenons pas à une position commune dans l’Union européenne, nous sommes ouverts à la possibilité d’une action unilatérale du Royaume-Uni».

Une cartographie, diffusée début juillet à la Royal Society de Londres, avait par ailleurs fait sensation. Elle montrait que les déchets plastique jetés outre-Manche risquaient fort de se retrouver dans l’océan Arctique deux ans plus tard, sous l’effet des vents et des courants.

Cette interdiction serait bénéfique aux mers et aux océans, mais elle ne règlerait toutefois qu’une partie du problème. Ces microbilles ne représentent pas plus de 4% des microplastiques[2] marins, les autres provenant plus largement de la dégradation des bouteilles et des sacs en plastique.

 

 



[1] Ce comité représente tous les partis

[2] dont le diamètre est inférieur à 5 millimètres

 



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