Les cyanobactéries, un risque faible pour les Français

Le 28 septembre 2006 par Claire Avignon
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Deux agences de sécurité sanitaire viennent de publier un rapport d’évaluation sur les risques liés aux cyanobactéries et leurs toxines. Sur le territoire français, plusieurs chiens sont déjà morts en en ingérant, mais le risque apparaît faible pour la population humaine.

Le risque reste hypothétique, et pourtant le gouvernement a chargé deux de ses agences, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), de travailler sur les cyanobactéries. Presque une première en matière de santé environnementale où, généralement, les agences sont consultées après que le risque a été reconnu.

Les cyanobactéries, capables de se multiplier très rapidement en présence d'azote, peuvent proliférer jusqu'à créer un film vert bleuté à la surface de l'eau. Présentes dans les eaux douces et marines, certaines peuvent produire des toxines –les cyanotoxines- qui atteignent le système nerveux ou le foie en cas d'ingestion.

Mais le risque qu'une personne décède en France après une ingestion de cyanobactéries s'avère très faible. «Le risque de présence d'une des toxines, la microcystine LR, dans les eaux destinées à la consommation humaine est négligeable», estime l'Afssa qui a étudié ce type d'exposition particulière. «Toutefois, nous n'avons pas pu évaluer le risque portant sur la quinzaine d'autres molécules appartenant à la famille de cyanotoxines», précise Delphine Caamano, responsable de l'unité d'évaluation des risques liés à l'eau à l'Afssa.

Dans le cas d'une exposition par baignade, le risque apparaît également plutôt faible. «Contrairement aux cas des animaux morts après avoir ingéré des cyanobactéries, nous possédons un système d'alerte: la couleur et l'aspect mousseux des dépôts contaminés nous mettent en garde», explique Michèle Froment-Védrine, directrice générale de l'Afsset.

Malgré ces conclusions rassurantes, l'Afssa et l'Afsset ont transmis un certain nombre de recommandations à la Direction générale (DG) de la santé, car les deux agences estiment lacunaires les connaissances actuelles sur le sujet. «Les départements ne surveillent pas tous la présence de cyanobactéries, constate Delphine Caamano. On ne dispose pas non plus d'informations complètes sur la toxicité et le caractère cancérogène des microorganismes.»

Si ces informations sont essentielles, c'est que la situation pourrait évoluer: «Le changement climatique devrait favoriser la multiplication des cyanobactéries, prévient Michèle Froment-Védrine.»




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