Les cours d’eau d’Ile-de-France peinent à atteindre un bon état écologique

Le 27 juin 2011 par Célia Fontaine
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La qualité des cours d’eau d’Ile-de-France (IDF) doit encore s’améliorer. Moins de 10% d’entre eux seulement atteignent aujourd’hui le bon état écologique, peut-on lire dans le rapport publié le 20 juin par la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (Driee) d’IDF.

 
L’objectif de 41% de masses d’eau franciliennes en bon état écologique en 2015, fixé par le Grenelle de l’environnement, n’est donc pas en voie d’être atteint. «Actuellement, les pressions qui s’exercent sur les milieux franciliens sont fortes et expliquent l’état écologique ‘moyen’ de la majorité des stations», estiment les auteurs de l’étude. Et si la sécheresse perdure, il y a des risques pour que la qualité des cours d’eau dans la région ne s’améliore pas.
 
En effet, «les périodes de sécheresse provoquant des étiages plus sévères tendent à concentrer les polluants dans les cours d’eau, ce qui impacte directement les écosystèmes aquatiques», note la Driee. Les années les plus sèches (1996-1998 ou 2006-2007) ont donc eu des résultats moins bons, et l’année 2011, déjà en déficit hydrique, suit également cette tendance.
 
Afin de mesurer le bon état écologique de ces milieux, des observations sont effectuées depuis une quinzaine d’années, sur la base d’inventaires d’espèces présentes dans les cours d’eau, qui deviennent des indices. Par exemple, les algues sont examinées, tout comme les invertébrés (insectes, mollusques, crustacés, etc.) et les poissons. Il existe également des paramètres physico-chimiques: le bilan de l’oxygène (carbone organique, oxygène dissous, etc.), des nutriments (azote et phosphore), de la température, la salinité et le pH, et bien évidemment des polluants (synthétiques et non synthétiques).
 
L’Etat a mis en place en 2010 un programme de mesures (PdM) du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) 2010-2015 afin d’atteindre l’objectif de 41% de masses d’eau en bon état en 2015. «Un effort particulier doit notamment être consenti afin de réduire l’impact des pesticides», souligne le rapport.
 
Pour accompagner la mise en œuvre de ce programme, il convient de renforcer la surveillance des milieux aquatiques et de publier les résultats des réseaux de surveillance des milieux aquatiques.


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