Les COP annuelles sont-elles amenées à disparaître ?

Le 29 novembre 2019 par Stéphanie Senet
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Des COP en mode mineur ?
Des COP en mode mineur ?
VLDT

L’Accord de Paris a institué un rythme quinquennal de réévaluation des engagements climatiques étatiques (les Contributions déterminées au niveau national ou NDC). Un dispositif qui tend à relâcher la pression politique lors des autres conférences annuelles.

Cette année, les enjeux de la négociation climatique seront avant tout techniques, notamment autour de l’article 8 de l’Accord de Paris et du financement  des pertes et préjudices liés aux effets du changement climatique. «Les Etats vont surtout prendre la température des positions des uns et des autres en vue de préciser leurs nouveaux engagements qui seront présentés au plus tard fin 2020», décrypte Lola Vallejo, directrice du programme Climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Les attentes se reportent donc sur la COP26, qui se tiendra l’an prochain à Glasgow.

 

Tous les regards vers la COP26

Assurant la présidence de la COP25, accueillie au dernier moment par l’Espagne, le Chili a également focalisé son attention sur les objectifs, en créant une alliance pour l’ambition lors du Sommet Climat organisé aux Nations unies le 23 septembre dernier. «Au moins 65 pays ont déjà indiqué qu’ils avaient ou allaient mettre en œuvre un plan de neutralité carbone pour 2050. L’Union européenne pourrait l’annoncer le 13 décembre. Ce qui semblait encore fou en 2014», note Laurence Tubiana, directrice générale de la Fondation européenne pour le climat (ECF).

 

Des COP non majeures mais nécessaires

La périodicité annuelle des COP s’avère incompatible avec l’établissement de nouveaux objectifs ambitieux, qui est plus long.. «Les COP organisées tous les 5 ans, comme Paris et Glasgow, sont majeures dans la mesure où elles alimentent la tension politique. Mais entre-temps, elles jouent aussi un rôle. Elles permettent aux Etats de clarifier leurs engagements en exposant les conditions de réussite de leur stratégie climatique. C’est ce que fait l’Union européenne lorsqu’elle attend la position chinoise avant de finaliser son dispositif de taxe carbone», affirme Lola Vallejo. 

 

L’évaluation: un exercice difficile

Reste à savoir si ces engagements, passés ou futurs, seront tenus. Et c’est là où le bât blesse. L’évaluation progresse peu, compte-tenu de la difficulté de l’exercice, qui touche aussi bien les acteurs étatiques que non-étatiques (collectivités, entreprises, organisations). Selon l’Iddri, un bilan des engagements pris à New-York en septembre dernier sera présenté par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres pendant la COP25. Un rendez-vous qui deviendra régulier ?



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