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Les constructeurs automobiles critiquent Euro 5

Le 06 janvier 2006 par Claire Avignon
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embouteillages bis
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Dans les prochains mois, le Conseil et le Parlement européen vont examiner les nouvelles normes de pollution des véhicules. Nul doute que les constructeurs automobiles feront entendre leur voix sur les points de la proposition de la Commission qui leur semblent inopportuns.

Le 21 décembre, l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) a réagi à la proposition de la Commission européenne sur les futures normes d'émissions de polluants des véhicules particuliers, appelées Euro 5. «Si le projet […] contient des éléments positifs, il ne tient cependant pas compte des inquiétudes exprimées par les constructeurs automobiles lors de la phase de consultation», estime un communiqué.

D'abord, les constructeurs automobiles critiquent la norme des oxydes d'azote (NOx) dans les cas des moteurs fonctionnant à l'essence. La Commission propose une diminution de 80 à 60 milligrammes de NOx par kilomètre (mg/km) entre la norme Euro 4 et Euro 5. Or, explique André Douaud, directeur technique du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), «le vrai problème porte sur les moteurs diesel sur lesquels nous nous engageons à diminuer les rejets de 250 à 200 mg/km. La proposition de norme relative à l'essence n'aurait que peu d'impact environnemental, pour un coût de dépollution important. Or, en augmentant le coût d'achat des véhicules, on freine le renouvellement du parc qui permettrait pourtant de réduire la pollution atmosphérique.» Par ailleurs, souligne l'ACEA, les techniques de dépollution pourraient avoir un impact négatif sur l'efficacité énergétique, et donc sur les émissions de CO2.

Autre point de désaccord: jusqu'ici, les constructeurs automobiles garantissaient le respect de la norme Euro 4 pendant les 80.000 km du véhicule. La Commission propose que ce kilométrage passe à 160.000 km. Une mesure difficile à mettre en place étant donné que les centres de contrôle technique actuels ne sont pas dotés d'appareils de mesure adéquats. Par ailleurs, la Commission estime que le délai de 18 mois pour l'entrée en vigueur de la réglementation est trop court, et demande un doublement du délai. Ce qui pourrait bien se passer, estime André Douaud: «Euro 5 a été conçu comme une remise à plat du règlement. Auparavant, on ne faisait que modifier certaines parties entre deux règlements. Dans le cas d'Euro 5 où le Conseil et les parlementaires européens vont tout réexaminer, on peut être confronté à des blocages.»

Toutefois, au-delà de ces quelques réserves, «les grandes lignes de la proposition de la Commission ne posent pas problème», indique le représentant du CCFA. En effet, le changement majeur entre Euro 4 et Euro 5, qui porte sur la division par 5 des émissions de particules des moteurs diesel, est accepté par les industriels. Même si, à l'heure actuelle, cela signifie équiper chaque véhicule d'un filtre à particules.




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