Les consommateurs surestiment leur intérêt pour l’étiquetage nutritionnel

Le 02 novembre 2011 par Romain Loury
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Le public consulte beaucoup moins les informations nutritionnelles qu’il ne pense le faire, selon une étude américaine publiée dans le Journal of the American Dietetic Association.
Une «attention limitée», voilà tout juste ce que portent la plupart des gens à la lecture de ces informations, estiment Dan Graham et Robert Jeffery, de l’Université du Minnesota à Twin Cities. Des chercheurs dont les résultats soulignent les limites de l’étiquetage actuel des produits, notamment quant à sa position sur l’emballage.
Chacun des 208 volontaires de l’étude s’est vu présenter un produit particulier sur ordinateur, et ce par trois éléments affichés simultanément : photo, court texte descriptif, informations nutritionnelles classiques (calories, taux de lipides, taux de glucides, etc). Au-dessous de l’ordinateur, un appareil traçant la trajectoire du regard, permettant de savoir les informations regardées.
Premier constat : les consommateurs, qui ignoraient que l’étude portait sur la nutrition, se croient plus assidus à l’étiquetage nutritionnel qu’ils ne le sont en réalité. Par exemple, ils ne sont que 9% à regarder le taux de calories sur presque tous les produits qui leur sont présentés, alors que 33% disent le faire.
Seuls 1% des participants regardent systématiquement le taux de lipides… bien en-deçà des 31% qui l’affirment ! Mêmes écarts pour le taux de graisses trans (mauvaises d’un point de vue cardiovasculaire), celui de sucres ou encore la taille des portions.
Autre constat des chercheurs : les informations nutritionnelles sont plus facilement regardées lorsqu’elles sont placées au milieu (61% des participants) que sur les côtés de l’emballage (ce qui est généralement le cas), que ce soit à gauche (37%) ou à droite (34%).
Selon les chercheurs, il faut non seulement recentrer l’étiquetage, mais aussi revoir sa rédaction, sachant que les consommateurs lisent rarement au-delà des cinq premières lignes. Deuxième leçon de ces travaux : moins faire confiance aux enquêtes de consommateurs lorsqu’elles reposent sur leurs seules déclarations !


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