Les conséquences inattendues du séisme japonais de 2011

Le 27 mars 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les frigos et les climatiseurs détruits relarguent les gaz nocifs pour l'atmosphère.
Les frigos et les climatiseurs détruits relarguent les gaz nocifs pour l'atmosphère.

Pour la première fois, des chercheurs ont quantifié les émissions de halocarbures imputables aux destructions causées par le tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté le japon le 11 mars 2011. Publiée par Geophysical Research Letters, cette étude montre l’importance d’un effet inattendu des catastrophes naturelles.

 

Les tremblements de terre contribuent à renforcer l’effet de serre et à élargir le trou dans la couche d’ozone stratosphérique. Du moins lorsqu’ils dévastent des régions bien équipées en climatiseurs et en réfrigérateurs. Ce qui est le cas des zones ayant subi, le 11 mars 2011, le plus puissant séisme du siècle suivi d’un terrible tsunami.

A la suite de cette catastrophe, des scientifiques de l’université de Tsukuba ont noté une forte augmentation de la concentration de 6 halocarbures[1] dans plusieurs stations de mesure de la qualité de l’air, entre mars 2011 et février 2012. Utilisés dans les réfrigérateurs et les systèmes de climatisation, la plupart de ces gaz de synthèse détruisent l’ozone stratosphérique et sont de puissants gaz à effet de serre.

6.600 tonnes d’halocarbures

Grâce à leurs mesures en continu réalisées une année durant, les scientifiques nippons, aidés de deux chercheurs norvégien et chinois, ont évalué les flux de ces gaz. Selon leurs calculs, les bâtiments et les véhicules détruits par les deux cataclysmes ont relâché, en un an, 6.600 tonnes d’halocarbures.

Cela peut sembler négligeable. Toutefois, en raison de leur très fort pouvoir de réchauffement global, cela équivaut à l’émission de 19,2 Mt CO2. Selon l’auteur principal de l’article, Takuya Saito (université de Tsukuba), les émissions de GES imputables aux suites du séisme de mars 2011 pourraient avoisiner les 4% des émissions totales japonaises.

 



[1] CFC-11, HCFC-22, HCFC-141b, HFC-134a, HFC-32 et SF6.

 



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