Les confidences de Ségolène Royal

Le 18 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La Grande galerie de l'évolution du MNHN.
La Grande galerie de l'évolution du MNHN.
VLDT

La ministre de l’environnement revient sur ses principaux succès, le devenir du nucléaire français et ses projets.

Ségolène Royal avait mis les petits plats dans les grands. Pour sa dernière présentation de vœux, la ministre de l’environnement avait investi la grande galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

Après un échange en duplex avec le cosmonaute Thomas Pesquet, qui assure voir «les conséquences parfois manifestes de l'activité humaine» depuis la station spatiale internationale, la locataire de l’Hôtel de Roquelaure a rappelé quelques succès de son ministère. «125 pays ont ratifié l'Accord de Paris. Qui aurait pu l'imaginer en décembre 2015?», a lancé la présidente de la COP 21. «Je voudrais redire ici très clairement que même un pays qui en sortirait ne pourrait pas le remettre en cause car cet accord [...] est désormais irréversible», a-t-elle ajouté devant plusieurs centaines de membres de son administration, responsables associatifs et journalistes.

La réduction du nucléaire sera longue

En aparté, la ministre s’est laissée aller à quelques confidences. A commencer par l’énergie nucléaire, dont elle juge la part trop importante dans le bouquet électrique français. Confirmant à mi-mot les propos tenus mardi 17 janvier par son directeur de l’énergie et du climat, la ministre en charge de l’énergie a toutefois rappelé que le sujet était complexe et que l’on ne pouvait envisager d’arrêter très rapidement: «Ça ne se fait pas en 24 heures».

Le sort de la centrale nucléaire de Fessenheim reste toutefois scellé: sa transformation en un centre d’expertise sur le démantèlement des réacteurs est toujours d’actualité. «Il y a là un marché considérable à conquérir. Et une carte à jouer pour EDF.»

Autosatisfaction

Revenant sur l’audit de sa politique mené par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la ministre a versé dans l’autosatisfaction. «Je suis satisfaite de constater que la France est reconnue comme le seul pays au monde à avoir engagé sa transition énergétique; une politique qui est la pierre angulaire de notre INDC[1]

Au chapitre des regrets, l’ancienne candidate à la présidentielle constate «qu’il y a toujours trop de pollutions», mais aussi «beaucoup de résistances» au changement. Les présidentielles, Ségolène Royal n’y pense pas chaque matin, mais s’avoue «libre» et «disponible» pour «aider au rassemblement» des militants et des électeurs. Reste à savoir autour de qui.



[1] INDC: contribution nationale

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus