Les compagnies d’eau anglaises pilleraient-elles les ressources du pays?

Le 05 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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Les compagnies d’eau anglaises assécheraient les rivières les plus sensibles, endommageant ainsi l’environnement, affectant la vie sauvage et relarguant des produits chimiques dans le milieu ce qui impacte les écosystèmes les plus fragiles. A long terme, cette mauvaise gestion de la ressource pourrait considérablement alourdir la facture du consommateur. Ce sont les conclusions d’un rapport de Policy exchange, un «think tank» britannique spécialisé dans la réglementation publique et qu’affectionne particulièrement David Cameron, l’actuel résident du 10 Downing Street.

Le groupe de réflexion demande à ce que les compagnies de distribution d’eau soient plus taxées pour l’exploitation des rivières et des captages, ressources considérées comme vulnérables en Grande Bretagne. Le think tank propose en parallèle que les compagnies soient moins taxées lorsque la ressource est plus abondante. Cette nouvelle démarche inciterait ainsi les distributeurs à faire appel moins souvent aux ressources les plus vulnérables et permettrait également aux rivières de retrouver un certain équilibre écologique. Policy Exchange propose d’augmenter la taxation en période de sécheresse mais précise que la refonte de la facturation n’entraînerait aucun supplément pour le consommateur.

La Grande-Bretagne a connu un des printemps les plus arides depuis des décennies ce qui a laissé de nombreuses rivières à sec, principalement dans le sud et à l’est. Cet épisode de sécheresse a fait des ravages dans la faune sauvage. Elle a aussi entrainé la disparition de la flore sauvage des berges des rivières.

Selon un rapport rendu public la semaine dernière, 200 cygnes sont morts sur la Tamise au cours des 6 derniers mois, principalement en raison de la sécheresse.

 
Le rapport de Policy Exchange affirme que même avant le printemps, les effets à long terme du réchauffement climatique et de la demande toujours croissante du consommateur ont entraîné une forte diminution des niveaux d’eau. Certaines rivières sont régulièrement à sec pendant de longues périodes de l’année et seul 15% du réseau général des rivières du pays présente un écosystème en bonne santé.
 
Actuellement, les 26 compagnies de distribution d’eau ont le droit, contre paiement, de prélever de l’eau des rivières, qu’elles soient dans un bon état environnemental ou menacées.
 
Le rapport du think tank précise que: «les ressources les moins chères sont généralement celles qui sont exploitées en premier,  les compagnies de distribution pompant dans les rivières et les puits qui sont les plus proches des infrastructures. Elles font donc abstraction du bon état écologique de la ressource. L’eau qui est la plus éloignée est aussi la plus coûteuse à transporter
 
«Préciser le coût environnemental des prélèvements d’eau et adapter la taxation des compagnies de distribution en fonction pourrait les influencer dans leur gestion de la ressource. Elles seraient amenées à utiliser moins souvent les ressources les plus fragiles qui sont aussi les moins onéreuses», conclut le rapport intitulé «Untapped Potential». 


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