Les colorants alimentaires pourraient accentuer l’hyperactivité des enfants

Le 31 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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L’administration américaine pour l’alimentation et les médicaments, la Food and Drug administration (FDA) a décidé de se pencher sur le cas des colorants alimentaires artificiels, contenus par exemple dans les sodas ou les céréales. Elle les suspecte d’aggraver certains troubles du comportement chez l’enfant, notamment les problèmes d’hyperactivité. Mais le lien entre les colorants et ces troubles n’a jamais pu être formellement établi.

Récemment, la FDA a cependant sollicité l’avis d’un panel d’experts à ce sujet pour réexaminer les nombreuses études réalisées et envisager certains changements dans la réglementation de ces produits, y compris la révision de l’étiquetage des aliments.

Dans un rapport conclusif, les scientifiques de la FDA signalent: «Alors qu’en général les enfants ne sont pas affectés par les colorants, ceux qui ont développé des troubles du comportement pourraient voir leur condition se dégrader par une exposition à de multiples colorants alimentaires, incluant les additifs de couleurs synthétiques».

Aux Etats-Unis, les colorants sont sur la sellette depuis les années 1970. Une étude publiée en 2007 dans la revue The Lancet avait réussi à établir un lien entre colorants et troubles. Mais l’étude reste controversée. Un groupe de consommateurs réclame auprès du gouvernement américain de bannir ces colorants de l’alimentation ou au moins d’informer les consommateurs, en indiquant sur les emballages que « les colorants artificiels peuvent causer une hyperactivité et des troubles du comportement chez certains enfants».

Jusqu’à présent, les pétitions d’associations de consommateurs n’ont jamais abouti auprès de la FDA. Mais les choses bougent. Les scientifiques de la FDA estiment dorénavant que les colorants pourraient provoquer des allergies ou des intolérances, mais pas de troubles neurologiques en tant que tels.

Cependant, la recherche en matière de comportement pédiatrique demeure longue et onéreuse. Les enfants sont souvent évalués de manière subjective par les parents et les enseignants, et le suivi doit être régulier. Les fabricants sont donc peu motivés pour financer de telles études, et alors que l’autorisation de mise sur le marché de leurs produits date quelque peu.

 



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