Les Chinois raffolent de poissons

Le 23 septembre 2010 par Sabine Casalonga
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La Chine arrive en tête d’un classement mondial des quantités de poissons pêchés (9,9 millions de tonnes) et consommés par an (13,6 millions de tonnes), selon une étude publiée dans l’édition d’octobre du magazine National Geographic.

                                                              

Conduite par Daniel Pauly de l’université British Columbia en collaboration avec la société National Geographic et le Pew Charitable Trusts, l’étude classe les 20 pays qui ont le plus fort impact sur les écosystèmes de l’océan via leur activité de pêche ou leur consommation d’espèces marines, selon Reuters.

 

La Chine arrive en tête du fait de sa population gigantesque. Le Japon arrive en 2e position pour son taux de consommation (9 millions de tonnes) mais son taux de capture est plus faible (4,4 millions de tonnes).

 

Les Etats-Unis arrivent en troisième position, en termes de capture (4,9 millions de tonnes), après le Pérou, comme de consommation (4,7 millions de tonnes), en raison d’une population relativement élevée et d’une forte consommation de prédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire, comme le saumon de l’Atlantique.

 

Les chercheurs ont en effet tenté de calculer l’empreinte réelle d’un pays sur l’océan en ne distinguant pas l’empreinte d’un kilo de thon de celle d’un kilo de sardines, près de 100 fois moins élevée. Pour cela, ils se sont basés sur l’estimation du tonnage d’organismes microscopiques (en bas de la chaîne alimentaire) nécessaire pour créer un kilo d’une espèce donnée de poisson.

 

Parmi les 20 principaux pêcheurs figurent aussi le Chili, l’Indonésie, l’Inde, la Russie, la Thaïlande et la Norvège. L’Indonésie, l’Inde et la Corée du Sud sont en haut du classement des plus gros consommateurs, suivis par l’Espagne (11e), le Royaume-Uni (13e), la France (16e) et l’Italie (18e).

 

La majorité des produits de la pêche mondiale est destinée aux pays riches, et dans certains cas les habitants des pays pauvres se voient privés des ressources de la pêche locale, selon l’article du National Geographic cité par Reuters. Alors que tous les indicateurs relatifs à l’épuisement des ressources marines sont au rouge, les scientifiques plaident pour la mise en place de traités internationaux, fixant des seuils de consommation ainsi que la création d’aires marines protégées.

 



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