Les Chinois préparent la construction d’une centrale nucléaire au Royaume-Uni

Le 04 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Daya Bay: des réacteurs français qui ont été sinisés.
Daya Bay: des réacteurs français qui ont été sinisés.
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Les études préliminaires ont débuté sur le site de Bradwell, propriété d’EDF.

C’est un point parfois négligé de l’accord définitivement conclu, il y a un an, entre EDF et le gouvernement britannique. Le groupe français construira bien deux réacteurs EPR sur son site de Hinkley Point (Sommerset). Et le tiers de cet investissement sera financé par l’électricien chinois CGNPC.

Pour l’électricien du Guangdong, il s’agit, bien sûr, d’un bon investissement (de 7 milliards de livres, tout de même (7,6 Md€), mais pas seulement. Avec un tarif de vente élevé, bloqué pendant 35 ans, les deux réacteurs de 1.650 mégawatts électriques (MWe) vont assurer une rente d’une trentaine de milliards de livres (32,6 Md€) à leurs actionnaires, a calculé la cousine britannique de notre Cour des comptes.

 

Origine. Développé à partir des réacteurs Framatome français construit à Daya Bay et Ling Ao (eux-mêmes développés à partir de la technologie Westinghouse), le HPR 1000 n’est pas encore en service. Les 4 premières tranches doivent être connectées au réseau chinois à partir de 2019. Les électriciens chinois prévoient d’en construire 7 en Chine, deux au Royaume-Uni, et deux en Egypte et au Pakistan.

 

Mais Hinkley Point C est aussi un véritable cheval de Troie pour l’industrie nucléaire chinoise. Car, en contrepartie du financement des deux EPR français, EDF devra laisser les industriels chinois construire deux réacteurs chinois (de technologie HPR 1000) sur son site de Bradwell (Essex).  CGNPC apporterait les deux tiers du financement et la filiale britannique d’EDF le reste.

Voilà pour le deal. Si le réacteur Hualong-1 est loin d’être certifié au Royaume-Uni (il faudra au moins 5 ans aux autorités britanniques pour le faire), la première phase du chantier a été initiée.

Les ingénieurs de CGNPC et d’EDF ont lancé les premières études topographiques et géologiques sur le site où sera bâtie la centrale chinoise, indique China Daily. Sont également à l’étude les sites de prélèvement de l’eau de mer (pour le refroidissement des réacteurs) et les premières études d’impact devraient débuter. Le début, sans doute, d’une longue histoire.



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