Les chiffres de l'eau ne coulent pas de source

Le 26 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En France, Asit Biswas est un parfait inconnu. Dans le monde entier, il est considéré comme l’un des meilleurs connaisseurs des questions touchant à l’approvisionnement en eau potable, notamment dans les pays en développement. Un expert dont l’avis contredit celui des grandes agences onusiennes, comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS).


Dans un récent rapport, cette dernière souligne que 91% de la population mondiale aura accès à l’eau potable en 2015 (contre 77% en 1990). Le document estime aussi que depuis 1990, environ 500 millions de personnes supplémentaires ont accès à des sanitaires.


Des chiffres très surévalués, de l’avis du lauréat du prix de l’eau de Stockholm. Selon le président du Centre pour la gestion de l’eau dans le Tiers monde, la population souffrant de la soif va progresser au cours des prochaines années. La faute n’en revient pas seulement à un traitement statistique, mais à la façon dont les donateurs occidentaux traitent les problèmes d’adduction d’eau ou de traitement des eaux usées. Le problème, a-t-il indiqué dans un discours prononcé lundi 26 avril, lors du Global Water Summit qui se tient à Paris, n’est pas dû à la rareté de l’eau, mais à la pauvreté des compétences, la corruption, l’inexpérience des politiques.


Le point de vue d’Asit Biswas tombe à pic car l’argent se fait de plus en plus rare. Publiée le 21 avril, une étude de l’Unicef montre que la part de l’argent consacrée par l’aide internationale aux questions de l’eau est passée de 8% en 1997 à 5% en 2008. Une aide que la crise financière ne devrait pas faire croître.



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