Les chauves-souris à l’honneur

Le 24 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a officiellement déclaré 2011 « l’Année de la chauve-souris ».

Les chauves-souris sont bien plus utiles à l’homme qu’on ne l’imagine. En se nourrissant des parasites[1] des semences, elles permettent à l'industrie de l'agriculture d'économiser des millions de dollars, ou encore elles aident à maintenir l'équilibre des forêts de la planète en participant à la pollinisation des espèces. Ces petits mammifères sont donc un maillon essentiel dans l'équilibre des écosystèmes.

Or, la chauve-souris est menacée. Perte d'habitat, déforestation, perturbations liées aux activités humaines proches de sites d'hibernation, urbanisation croissante, pollution atmosphérique ou sonore, autant d’éléments qui ont pu participer à la fragilisation de l’espèce. Mais certaines épidémies, comme le « syndrome du nez blanc » (dans le JDLE) ou catastrophes, comme les incendies (dans le JDLE) accentuent cette lente extinction. Avec un seul jeune par femelle et par an, les populations ont du mal à se maintenir.

Le Pnue décide donc de réagir, en lançant le 22 septembre l'Année de la chauve-souris. L’objectif est de mobiliser la communauté internationale et le grand public sur la conservation de ces animaux.

En Europe, Eurobats (le secrétariat de l'accord européen relatif à la protection des chiroptères) a permis à une trentaine de pays de ratifier un accord sur la protection des chauves-souris. Résultat, une quarantaine d’espèces différentes sont désrmais concernées. La campagne menée par le Pnue, en partenariat avec la Convention de l'ONU sur la conservation des espèces migratoires appartenant à la faune sauvage (CMS) se joint à Eurobats pour attirer l'attention sur les quelque 1.100 espèces de chauves-souris, dont la moitié environ sont actuellement en danger d'extinction.

En France, les chauves-souris sont protégées (loi du 17 avril 1981), il est donc strictement interdit de les chasser. L’arrêté du 23 avril 2007 fixe la liste des chiroptères sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection. La ville de Caen travaille déjà à la sauvegarde de cet animal. Les bûcherons élagueurs sont sensibilisés à la question, tandis qu’une vingtaine de gîtes ont été installés dans les parcs et jardins, afin de favoriser leur reproduction et leur étude. La ville étudie également leur type d’alimentation et la nature des proies ingérées grâce à un système de récupération du guano (crotte de chauve-souris) dont certains gîtes sont équipés.



[1] En une nuit, une chauve-souris peut consommer près de la moitié de son poids en insectes, tels que les moustiques, mais également certaines espèces de papillons de nuit qui s’attaquent aux arbres fruitiers.

 



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